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 Nostalgie...quand tu nous tiens... [PV Hiro n'amourrr =3]

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Aoi Natsuki
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MessageSujet: Nostalgie...quand tu nous tiens... [PV Hiro n'amourrr =3]   Lun 12 Mai - 1:45

      10h00 du matin…Le soleil régnait sur la capitale, inondant Tokyo de ses rayons chaleureux. Natsuki aurait dû se sentir heureuse elle qui aimait tant la douceur de cet astre, mais pourtant il en était tout autrement. La jeune Taiwanaise n’avait pas fermé l’œil de la nuit et se sentait dans un état des plus piteux. Les yeux bouffis et le teint pâle, elle avait passé toutes ces heures à repenser aux paroles blessantes de son « meilleur ami ». Les paroles d’Akira raisonnaient encore lourdement dans sa tête, les mots faisaient si mal. « Tu es toujours aussi naïve... Je ne trouve aucun bonheur dans ces retrouvailles.. ».

      *Pourquoi mon cœur me fait-il aussi mal ? Quelle est cette étrange sensation que je ressens ? Tant de mots si froids, de paroles si dures…Il n’est plus le Akira que j’ai connu ou du moins il se cache derrière cette façade qui me fait peur…*

      Elle n’arrivait plus à comprendre, lui en voulait-il vraiment à ce point ? Ou y avait-il autre chose qu’elle n’arrivait pas à voir ? C’était d’ailleurs bien ça le problème…Quoiqu’il arrive, tant qu’ils ne se seront pas pardonnés mutuellement, tous les trois n’arriveront pas à se comprendre comme avant. Natsuki se souvenait encore de ces moments de complicité avec ses deux meilleurs amis, ces temps-là où un seul regard suffisait à se comprendre, n’est-ce pas cela le bonheur de l’amitié ? Se comprendre juste en un regard, n’ayant pas besoin de dire quoique ce soit pour deviner la pensée de l’autre, être si proche au point d’être triste quand ils étaient tristes, et d’être heureuse quand ils l’étaient. Autrefois rien d’autre ne compter aux yeux de Natsuki, il n’y avait qu’Eux et rien qu’Eux, Hiroki et Akira suffisaient à remplir son cœur de bonheur, ils tenaient une place si importante qu’elle n’avait besoin de rien d’autre pour évoluer et vivre. Ils étaient devenus vital à sa survie, comment expliquer une telle chose elle n’en serait pas capable, c’était comme ça et puis c’est tout.

      *Finalement ais-je eu raison de revenir ? Tous ces rêves n’étaient-ils pas trop inaccessibles ? J’ai peur, je n’arrive plus à savoir, pourquoi ma tête cogne-t-elle ainsi ?*

      Peut-être n’aurait-elle jamais du revenir, peut-être que les choses auraient dû rester tel quel…Tant d’incertitudes mais jamais de réponse à toutes ces questions qui tournent dans sa tête. Penser cela lui faisait mal, mais pourtant elle n’arrivait pas à faire autrement, toute la joie qui l’habitait avant semblait avoir disparue pendant ces cinq années de souffrance loin d’eux…Elle avait fait un choix et à présent elle en payait les conséquences, comment Lui en vouloir d’être en colère ? de la rejeter ainsi ? Après tout c’est elle qui avait choisi de s’en aller..de les abandonner…lâchement… Quelle image avait-elle d’elle à présent, il lui arrivait parfois de se dégoûter d’elle-même. Vous savez, ce sentiment amer et âpre dans la bouche, dans le cœur, dans l’esprit, partout…

      Laissant échapper un long soupir, la belle Taiwanaise rabattit sa couverture et sortit de son lit, qu’il était difficile d’effectuer ces simples gestes quand on a pas dormi de la nuit et qu’on a l’esprit complètement ailleurs. A l’instinct, Natsuki laissa ses pas la guider vers sa salle de bain, de toute manière, elle était incapable de réfléchir normalement pour se rendre compte de ses gestes. Après une bonne douche, Natsuki enfila ses vêtements et descendit prendre un bon petit déjeuner pour la faire tenir toute l’après-midi, même si il était presque 11h…Heureusement qu’elle n’avait pas cours ce matin, vu dans l’état dans lequel elle était elle n’aurait pas suivi un seul morceau, cet après-midi par contre promettait d’être très amusant…Elle n’avait franchement pas envie de mettre un pied dehors aujourd’hui, mais bon elle n’avait pas trop le choix…

      Arrivée au lycée, Natsuki poussa un énorme soupir, elle n’avait pas arrêté pendant tout le trajet de pester contre elle-même, ses sourcils froncés montraient bien d’ailleurs qu’elle n’était pas d’excellente humeur et prévenaient toute personne qui aurait eu l’intention de venir la titiller aujourd’hui. Comment allait-elle pouvoir se concentrer en cours était une bien grande question à laquelle elle ne préférait pas penser pour le moment. La jeune femme regarda sa montre et vit qu’il lui restait encore un peu de temps avant d’aller en cours. Perplexe, elle regarda autour d’elle avant de se diriger, sans vraiment savoir pourquoi, vers la zone sportive.

      Sans une once d’hésitation, Natsu entra dans le gymnase et resta un moment immobile au bord du terrain de basket, elle ferma alors les yeux et laissa son esprit s’imprégnait du silence de la salle. Elle se souvenait des bons moments de sport qu’elle avait passé avec Eux dans le petit gymnase de leur ancienne école, tous les fous rires qu’ils s’étaient pris tous les trois, ensemble, se regardant les uns les autres pour voir comment l’autre évoluait, et n’hésitant pas à se taquiner constamment. A l’époque, Natsuki n’était pas une très grande lumière en sport, elle était plutôt du genre à rester un peu en retrait, sans courir de risque, bien trop fragile, mais les garçons avaient toujours été là pour elle, et aujourd’hui elle pouvait affirmer sans doute qu’ils étaient un énorme soutien sur lequel elle pouvait compter.

      Quand Natsuki reprit contact avec la réalité, elle se rendit compte que ses joues étaient mouillées et sa vue trouble, elle porta sa main à son visage et toucha sa peau avant de secouer la tête en se traitant d’imbéciles. Non, elle s’était promis d’être plus forte, avant de revenir elle s’était jurée de leur montrer qu’elle n’était plus la petite fille frêle et fragile d’antan, qu’elle était devenue autonome et indépendante. Séchant ses joues avec le revers de sa main, elle respira un bon coup pour reprendre contenance, il ne fallait pas qu’elle se laisse aller comme ça. Yakusoku…Elle voulait au moins tenir cette promesse.


      *Si vous saviez à quel point j’aimerai à nouveau vous avoir près de moi, pouvoir vous serrer dans mes bras. Si vous saviez…comment vous illuminez ma vie. Mais peut-être est-ce encore trop tôt, peut-être que le temps guérira nos blessures et qu’on pourra à nouveau être ensemble…comme avant…Je l’espère en tout cas, de tout mon cœur. Parce que A + H + N = Pour Toujours, n’est-ce pas la promesse que nous nous étions faites ?*

      *Vous me manquez tellement, cette absence, ce vide ne fait que ternir ma vie un peu plus…*
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Suzumura Hiroki
~ Oyabun CLASSE D - 1
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MessageSujet: Re: Nostalgie...quand tu nous tiens... [PV Hiro n'amourrr =3]   Mar 13 Mai - 21:18

10h00. Et dire qu'il n'avait jamais aussi bien dormi, pas même depuis qu'il avait retrouvé Son ami, quelques semaines plus tôt. Semaines ? Un sourire apparu sur le coin de ses lèvres, fugace certes, mais un sourire tout de même. Puisqu'il y repensait, cela faisait quelques mois maintenant, qu'il pouvait appeler l'Oyabun, autrefois rival, Son Ami et avec un grand A. Le temps semblait soudain s'être accéléré, alors qu'il n'y a encore pas si longtemps, une journée lui semblait durer un siècle. C'était plus étrange encore qu'il n'avait maintenant presque plus assez d'une journée pour faire tout ce dont il avait envie. Et ce depuis ces deux ou trois derniers mois. Le temps était décidément une donnée peu fiable. Il s'accélère ou ralenti au simple gré de ses envies, ne prenant aucun compte des besoins ou désirs de chacuns. Il s'agite ou s'immobilise, et jamais au moment où on le voudrait. Auusi compliqué que la vie et l'être humain lui-même. Ou peut-être pas, peut-être est-ce juste l'Homme en général qui complique toujours tout ce qu'il est en son pouvoir de compliquer. C'est comme une passion peut-être, ou une mauvaise habitude. Il soupira, avant de passer ses main derrière sa nuque, le regard rivé au plafond de sa chambre. La même musique passait en boucle depuis le début de la matinée, et il semblait n'avoir aucune envie d'en changer. A vrai dire, il ne l'entendait quasiment plus. Il aurait, à cet instant sans doute, été même incapable d'en trouver le titre. Peu lui importait la musique, ses pensées étaient occupées par d'autres sujets qui l'inquiétait bien plus.

Ainsi, l'humain aimait le compliqué. Et bien, la situation dans laquelle s'était à présent fourré les trois jeunes gens qu'ils étaient en était une preuve des plus flagrante. Il ne savait pas trop où il en était, ne savait pas qui était à retenir et qui était à éloigner. Il ne savait plus quoi penser, mais il semblait pourtant qu'il était le seul à ne pas trouver cette situation gênante. Ou du moins... trop étrange pour être appréciée simplement, comme dans tous ces rêves qu'ils avaient forcément eus lorsqu'ils avaient du vivre loin les uns des autres. Et à présent qu'ils se trouvaient là, tous les trois réunis, qu'ils auraient tout aussi bien pu déjà être ensemble ce matin, il ignorait où se trouvait Akira et bien plus encore ce que faisait Natsuki. Et lui... lui ne savait même pas exactement quoi faire pour qu'ils trouvent le moyen de se voir à nouveau, tous les trois. Mais qui sait ? Peut-être étaient-ils déjà en ce moment tous les deux en pleine discussion, et lorsqu'il se pointerait encore rempli de soucis, il ne pourrait que sourire devant la mine réjouie de ses deux amis, enfin réconciliés. Un nouveau sourire en coin. Il y avait peu de chance pour que cela se produise, mais après tout, un peu de rêve ne faisait jamais de mal, surtout en de pareilles situations. Il soupira de nouveau, s'enfonçant un peu plus dans son matelas. Tout cela aurait put être bien plus simple et beaucoup moins dramatique. Le tour qu'avait prit les événements l'avait plus surpris qu'il ne se l'était imaginé. Tout avait dérapé trop vite... beaucoup trop vite. Il avait presque eu peur de Son ami, de son regard, de son attitude. Il avait vu trop de souffrances, trop de questionnements et de regrets. Il aurait voulu le secouer pour effacer tout ça de son regard, pour qu'il n'ai plus à voir toutes ces choses qui lui broyaient le coeur. Mais il n'avait rien pu effacer, et Il était parti, le laissant derrière Lui.

" NIIIIICHAAAAAN !! "

Il se releva brusquement, le souffle et les pensées coupés, juste à temps pour réceptionner sa jeune soeur qui atterit douloureusement sur son bas-ventre.

" SUZUMURA HAMA ! Sort de ma chambre tout de suite !
- Pourquoiii ?
- Parce-que c'est ainsi & que tu me déranges, tu vois.
- Mais... t'es tout seul ! Tu faisais quoiii ?
- Rien qui te concernes. Dégage.
- Mais t'as encore mon ruban, onichan !
- Ton rub... "

Sa main passa soudainement dans sa poche arrière et comme il s'y attendait, trouva le petit ruban rouge de sa jeune soeur. Il le sortit avec délicatesse, et le laissa pendre devant ses yeux un moment, le regard perdu dans le vague. Ainsi, c'était grâce à ce petit bout de tissu que tout ceci s'était produit. Il avait suffit d'un seul coup de vent pour que leur vie à tous les trois changent radicalement, peut-être d'ailleurs, pour redevenir celle d'avant, celle qu'ils aimaient tant et où leurs souvenirs s'attardaient. Il souriait, mais sentit soudain le ruban lui échapper des mains, un poid en moins sur son ventre et la porte de sa chambre claque brusquement, après un strident "arigatô". Il soupira et resta un moment immobile, avant de jeter distraitement un coup d'oeil au réveil, posé sur sa table de chevet. 12h30. Il écarquilla brièvement les yeux. Etait-ce possible de passer autant de temps perdu dans ses pensées ? Dans quelques heures, ses cours commençaient. Il se leva pour défroisser ses vêtements et remettre en l'état la coiffure qu'il avait soigneusement faîte ce matin. Là, il était plus que présentable et apparaîtrait ainsi qu'il se devait toujours d'apparaître devant ses camarades. L'Oyabun de la classe D, imperturbable et distant. Il soupira. Pourrait-il retrouver ses deux amis ? Rien n'était moins sûr et pour la première fois depuis toujours, il appréhendait sa rencontre avec ses deux autres complices.

Une fois dehors, il devait être aux alentours de 13h00, il lui restait une heure de liberté. Et comme guidé par une force supérieure, c'est au lycée et plus précisément au gymnase que le menèrent ses pas. Un endroit qui lui tenait terriblement à coeur depuis ces derniers mois. L'endroit où Akira & lui étaient de nouveau redevenus ces amis inséparables qu'ils avaient toujours été. Il hésita un moment devant la porte, tête basse. Ce fut des sanglots qui le forcèrent à relever la tête, et à réagir, un air perplèxe sur le visage. Non pas qu'il souhaitait apporter un quelconque réconfort à celle qui pleurait là-dedans, mais il restait curieux, aussi poussa-t-il doucement la porte, pour apercevoir dans la pénombre une silhouette qu'il connaissait plus que bien. Il entra discètement et ferma la porte derrière lui, sans le moindre bruit. Il resta immobile, encore une fois, avant de soupirer et de s'approcher lentement de la jeune fille qui avait soudain cessé de sangloter. Sans dute n'aurait-elle pas arrêté si elle avait su à quel point voir ces larmes lui faisaient mal. Elles lui vrillaient le coeur et tordaient son esprit. Il aurait tant donné pour ne jamais voir ces larmes... il s'arrêta juste derrière la jeune fille, et doucement, l'entourant de ses bras, la pressa contre lui avant de poser son menton sur le sommet de sa tête. Il ferma les yeux, et un sourire prit bientôt place sur son visage.

" Tu ne sais pas à quel point le simple fait de te savoir là, tout près de moi, me fait du bien. J'aurais donné beaucoup pour pouvoir te serrer comme ça, dans mes bras, durant ces dernières années. Tu m'as terriblement manqué Natsuki. Terriblement. Et tout autant à Akira, tu sais. Tu as eu raison, de revenir. Merci. "
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Aoi Natsuki
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MessageSujet: Re: Nostalgie...quand tu nous tiens... [PV Hiro n'amourrr =3]   Mer 9 Juil - 2:56

[YATTAAA !! J'ai enfin trouvé le temps et surtout l'inspiration de te répondre >< Je m'excuse vraiment vraiment d'avoir mis autant de temps c'est impardonnable T_T Gomen ma Chùpi ! J'espère que ce post te plaira :S]

      Tous ses rêves, toutes ses espérances avaient pris fin le jour où ils s’étaient quittés. Ils étaient le seul avenir qu’elle s’accordait d’avoir et les perdre revenait à tout perdre. Tout l’amour et toute la force qu’elle avait employé dans leur amitié l’avait vidé de toute son énergie, sans eux plus rien ne subsister à part la douleur et ce goût amer dans la bouche dont on n’arrive pas à se débarrasser. Comment exprimer un tel sentiment, si fort, qu’il est difficile de se l’expliquer à soi-même. Sa famille ne la comprenait pas, sa mère ne pouvait accepter qu’elle arrête de vivre à cause de deux personnes seulement. Seulement ? Elle ne pouvait pas savoir à quel point ils comptaient pour elle et faisaient partie entière de sa vie. Sans eux plus rien ne rimait, toute la magie prenait fin et les choses n’avaient plus de sens, sans eux elle ne voyait plus d’avenir possible…

      Les souvenirs remontaient à sa mémoire, fugaces puis beaucoup plus distincts et percutants, tant de choses, un débordement de bonheur et d’amour, des rires enfantins mêlés à de tendres sourires, leurs yeux pétillants de malice et leurs caresses maladroites. La meilleure chose qu’ont pu lui offrir Akira et Hiroki avait bel et bien était leurs bras, protecteurs, toujours là pour la rassurer, câlins, pour la réconforter. Un simple geste suffisait pour mesurer tout leur amour, ils n’étaient pas de simples enfants, leur amitié n’était pas futile, elle dépassait l’entendement car rien ne pouvait les atteindre…lorsqu’ils étaient tous les trois. Souvenirs lointains mais souvenirs vifs, la mélancolie gagnait la jolie Taïwanaise qui avait du mal à canaliser ses émotions, même si elle revenait plus forte qu’avant, la faille était toujours là et sa fragilité n’avait pas pour autant disparu. Mais la belle préférait aujourd’hui craquer que quand il lui était possible de le faire, c'est-à-dire à l’abri des regards.

      La vie était loin d’être rose, elle en était consciente, mais cette souffrance qui lui tordait le ventre était la pire de toute et elle n’aimait pas la ressentir. Etre loin de ceux qu’elle aime, être séparé de ses deux petits anges, on ne pouvait lui infliger pire punition. Qu’avait-elle fait de mal à part d’aimer de tout son cœur deux petits garçons qui lui avaient offert leur amitié et la plus belle des choses au monde, leur cœur ? Le sort s’acharnait méchamment sur elle, Natsuki n’aimait pas l’injustice et pourtant dans ses moments de tristesse, elle ne pouvait s’empêcher de penser que quelque chose était contre elle. A Taipei rien n’aller, même si elle n’était qu’un enfant des bribes de souvenir rester ancrées dans son esprit, ses parents se disputant, son père criant dans toute la maison…elle ne comprenait pas…elle était bien trop jeune…Son sourire avait alors appris à s’effacer tout doucement pour garder un visage triste et lassé par le temps. Plus aucune trace d’innocence n’égayait ce visage de petit fille…

      Et pourtant, la vie semblait lui sourire à nouveau alors qu’elle emménageait à Tokyo, car Ils étaient là, Ils étaient différents, elle en était persuadée, elle l’avait lu dans leurs regards. Même si au départ elle restait craintive – tout comme eux – et méfiante, elle ne pouvait s’empêcher d’être intriguée par les deux amis et de se sentir proche d’eux. Certains choses sont inexplicables dans ce monde et la naissance de leur forte amitié en fait partie. Qui aurait cru qu’alors que tout les opposer ils finiraient tous les trois par se rapprocher ? Mais encore une fois elle s’était réjouit trop vite et elle avait fini par en payer le prix. Alors qu’elle ne faisait plus attention et que sa garde était baissée, elle allait à nouveau souffrir, mais cette fois-ci à un point qu’elle ne pouvait même pas imaginer dans le pire de ses cauchemars.

      Une déchirure, une séparation, un éloignement, une perte, une sensation de tomber, de perdre pied, de ne plus arriver à se relever. L’enfoncement, l’alarmement, le découragement, la peur, l’oppression, la panique…Natsuki avait connu toutes ces étapes, son cœur n’en était pas ressorti indemne et elle avait eu du mal à remonter la pente. C’est grâce à sa volonté qu’elle avait trouvé la force de rouvrir les yeux et de redécouvrir le monde. Apprendre à réaccepter les autres, apprendre à revoir la lumière du jour, à sortir dehors, à côtoyer son entourage, le monde réel, qu’il était dur de voir le visage de toutes ses autres personnes, souriants et radieux sous le soleil de l’été, les voir heureux lui procurait encore plus de mal-être mais d’un côté cela avait le même effet qu’un électrochoc.

      Pouvoir ressentir toutes ces odeurs qu’elle connaissait autrefois par cœur lui redonna du baume au cœur et l’envie de continuer, pour être toujours plus forte, pour regagner Sa confiance, Leur confiance, pour être à nouveau avec eux, unis tout les trois, comme avant…comme quand ils étaient heureux…comme quand être ensemble leur suffisait…comme quand ils ne se souciaient de rien et se contenter de vivre tout simplement. Devenir adulte est bien entendu important, mais les pertes sont bien trop dommages, pourquoi perdre tant de choses ? Quel gâchis…Mais peut-on réellement faire quelque chose contre la société d’aujourd’hui ? Non…Natsuki le sait et c’est peut-être cela qui parfois l’attriste énormément…

      Mais à présent, ici, dans ce gymnase, pendant que d’agréables souvenirs lui revenaient en mémoire, la jolie Natsu n’était plus sûre de rien. Tout perdait son sens, plus rien ne s’emboîtait, les choses étaient remises en question, son esprit s’emmêlait encore, ses pensées semblaient mener une danse inconnue dans sa tête, son cœur battait beaucoup plus fort mais elle lui intimait de rester calme. Sécher ses larmes, relever la tête et affronter ce qui se dresse devant elle, être forte et ne plus se laisser abattre, elle le savait, elle voulait avoir cette force intérieure, mais une cicatrice mal fermée continuait à l’affaiblir un peu… Elle n’entendit pas la personne rentrée dans le gymnase, elle ne fit pas attention que quelqu’un s’approcher d’elle, ses yeux étaient perdus dans le vague et son esprit était perdu au loin.

      Puis elle sentit des bras l’entouraient et se refermaient sur elle, brusquement sa respiration se coupa et ses yeux s’arrondirent. Mais elle se calma rapidement en reconnaissant l’odeur de son meilleur ami et cette étreinte dont elle ne pourra jamais oublier l a chaleur et la douceur. Il la serra contre lui et elle put sentir un peu plus le corps de son ami contre le sien. Qu’il était doux de ressentir la chaleur de son être réchauffer son cœur froid et alourdi, qu’il était agréable de retrouver cette sensation qui lui avait tant manquer. Il était là, pour elle, encore une fois, alors qu’au fond elle ne le méritait pas tant que ça…Hiroki n’avait pas changé, à part qu’il avait grandi et sans doute mûri, il gardait toujours cette infime gentillesse et douceur qui faisaient qu’il était lui et pas un autre. Elle connaissait le vrai Hiroki, elle l’aimait pour ce qu’il était réellement et intérieurement elle le remerciait d’être toujours là.

      Jamais il n’avait quitté ses pensées, pas une seule seconde elle n’avait cessé de repenser au petit garçon au sourire angélique et doux qui réussissait à sécher ses larmes et panser ses plaies, son petit ange, son petit nounours…Elle se laissa porter par ses bras et resta adosser à lui, sentant son menton venir se poser sur sa tête. Alors que pendant tout ce temps elle était restée immobile, ses mains vinrent se poser sur celles de son ami posées sur son ventre. Elle soupira longuement serrant ses paumes contre le dos de ses mains tout en fermant progressivement les yeux pour profiter un peu plus de cet instant magique et de calme…

      Les paroles de son ami parvint à ses oreilles et sa douce voix résonna dans sa tête. Elle resserra un peu plus son étreinte et fronça ses yeux. Ses mots la touchaient comme à chaque fois en plein cœur, la rassuraient et lui faisaient énormément de bien, mais lui donnaient aussi l’envie irrésistible de pleurer. Avant que son cœur ne s’affole, elle se tourna vivement dans les bras d’Hiroki pour pouvoir passer ses bras autour de son cou et loger son visage dans le creux de son cou. Natsuki respira la bonne odeur rassurante d’Hiroki et se serra un peu plus contre lui, autant qu’elle le pouvait. Ses yeux restés obstinément fermés pour éviter que quelques larmes s’échappent. Elle laissa un moment de silence avant d’oser parler.


      « Tu m’as manqué…tellement…j’ai cru que plus jamais je ne te reverrais, que je ne verrais plus ton sourire, que je n’entendrais plus le son de ta voix, que je ne sentirais plus ton odeur, que je ne pourrais plus être contre toi…j’ai tellement eu peur…pardon…J’ai tout gâché…Il ne me pardonnera jamais… »

      Sa voix se brisa à ces derniers mots, le simple fait de penser que plus jamais elle ne pourrait ressentir ce genre de chose avec Akira l’anéantissait complètement. Elle était heureuse d’avoir retrouver Hiroki, bien plus heureuse qu’elle ne le montrait, mais sans Akira tout semblait bizarre et dénué de sens. Etait-ce l’égoïsme qui la poussait à penser que s’ils n’étaient pas tous les trois rien n’irait tout à fait bien ? Pour certains oui, pour d’autres ce serait normal après ce qu’ils avaient vécu tous les trois ensemble. Mais le pire c’est qu’elle s’en voulait aussi de se montrer aussi piteuse devant Hiroki au lieu de lui montrer à quel point sa présence la remplissait de bonheur. Décidemment elle ne savait que faire souffrir ceux qu’elle aimait…

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