Tokyo High School

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 Heureusement le médecin est encore là ! [Suite avec Nobu]

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Adegawa Kanna
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MessageSujet: Heureusement le médecin est encore là ! [Suite avec Nobu]   Sam 15 Mar - 20:45

Relevant doucement la tête en entendant son camarade prendre une grande inspiration et bouger, Kanna vit qu’il était allongé sur les marches. Il avait probablement dû amortir sa propre chute vu qu’elle ne ressentait aucune douleur et qu’elle avait rouvert les yeux en constatant être tombé sur lui. Elle ne put qu’apercevoir sa tentative pour se relever suivie par une grimace de douleur. Se mordant la lèvre, elle en déduit qu’il avait dû se faire mal. Quelle nulle elle faisait décidément. Elle allait lui demander si tout allait bien lorsqu’elle le vit se relever malgré tout et se masser douloureusement le bas du dos avant de la rassurer sur son état.

Toujours assise sur le sol, elle le regarda s’étirer et grimacer à nouveau. Elle se sentait responsable et se mordit de nouveau la lèvre de culpabilité. Elle ne vit donc pas son senpai s’avancer vers elle et la soulever par le bras pour l’aider à se relever. Surprise, elle ne put s’empêcher de le regarder en ouvrant de grands yeux et les joues toujours aussi joliment rougies. Elle n’avait vraiment pas l’habitude de ce genre de rapport et du coup ne savait pas vraiment quoi faire. Elle entendit sa remarque suivit de son rire qui semblait le caractérisait, pourtant aucun sourire ne se dessinait sur son visage. Elle devait certainement l’avoir mis en colère, surtout si elle l’avait blessé.

Se stabilisant sur ses jambes elle ramassa, son sac tombé juste au dessus d’elle et sentit de nouveau sa jambe l’élancer. Tandis qu’elle regardait dans qu’elle état était sa chaussette, le jeune homme prononça un vœux à haute voix et malgré son manque de connaissance des sentiments des autres, elle perçut tout de même son agacement, seul sentiment qu’elle connaissait bien puisque sa mère lui parlait souvent de cette manière.

Après ce qu’elle lui avait fait subir, Kanna pris sur elle et sur sa timidité maladive pour s’approcher du jeune homme et lui faire comprendre que malgré son état, elle souhaitait l’aider à finir de descendre.

Je suis désolée, vraiment… Je voudrais t’aider… Je suis une vraie calamité vivante


Elle devait certainement être en train de s’enfoncer auprès du jeune nippon mais c’est tout ce qu’elle avait trouvé à dire en réalité. Baissant la tête, un sourire mélancolique passa sur son visage tandis qu’elle sentait ses yeux lui piquer légèrement. Une vraie catastrophe ambulante. Sa mère avait raison, tout ce qu’elle touchait, elle finissait toujours par le briser, que se soit des objets ou bien des gens.

Reniflant légèrement, elle reprit appui sur son camarade mais essayant sans vraiment forcer pour ne pas le blesser plus. La descente fut encore plus périlleuse mais tout se termina bien malgré tout. Durant tout le chemin qui les séparait de l’infirmerie, c'est-à-dire pendant trois minutes et demi, Kanna ne prononça pas un seule mots. Elle avait déjà fait assez de mal, pas la peine d’en rajouter. Puis la porte de l’infirmerie fut en vue et bientôt il se retrouvèrent à l’intérieur. Le médecin ne fut pas long à apparaître devant eux et à les faire asseoir sur le lit avant de leur demander ce qui les amenait. Devançant son senpai, la jeune fille se dépêcha de justifier leur présence pour qu’il soit le premier à bénéficier de soin.

C’est… C’est pour Andô senpai, à cause de moi il est tombé dans les escaliers et… je crois qu’il s’est blessé… Pourriez vous le soigner s’il vous plaît !!!


Elle accompagna ses paroles d’une petite courbette pour ne pas froisser le médecin et ainsi le convaincre de commencer par lui. Sa blessure à la jambe n’était pas importante et de toute manière, les blessures faites stupidement devaient être soigner après les blessures provoquées par un autre. Reprenant ses yeux remplis de culpabilité et de honte, elle releva la tête pour voir la décision qu’avait prise le médecin mais n’osa pas croiser le regard de son camarade.

Se tortillant les doigts, elle imaginait déjà ce qui allait se passer lorsqu’elle rentrerait chez elle. Vu l’heure avançait, et l’état dans lequel elle était, il n’y avait aucun doute sur le sermon qu’elle allait avoir en rentrant chez elle. Et la conclusion de cette journée ne serait pas meilleure que son commencement.
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Andô Nobu
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MessageSujet: Re: Heureusement le médecin est encore là ! [Suite avec Nobu]   Mer 19 Mar - 3:03

Ce fut sans doute la dixième fois depuis le début de leur rencontre qu’Adegawa s’excusa en précisant qu’elle aurait voulu l’aider et qu’elle était vraiment une calamité. Nobu ravala son agacement, tant d’excuses... il commençait sérieusement à en avoir par-dessus la tête ! Il avait l’impression d’être englouti par les paroles de Kanna.

~ Umpf... Ne t’en fais pas, je suis dans le tord.

Andô qui ne pensait pas un mot de ce qu’il venait de dire ajouta :

~ C’est moi qui t’ai proposé de l’aide et je n’ai même pas été capable d’empêcher cet incident.

Quelle explication digne d’un japonais ! Tout remettre sur ses épaules pouvait paraître galant et gentil, il espérait d’ailleurs produire cet effet. Nobu ne remarqua pas vraiment le reniflement de la demoiselle mais par instinct il lui sourit afin de la réconforter.

~ T’inquiète pas, c’est juste un accident.

Sa voix se voulait rassurante contrairement à son humeur qui commençait tranquillement à bouillonner intérieurement. Il prit de nouveau une grande inspiration afin de rester concentrer sur le moment présent, sans se laisser aller en lui disant ce qu’il en pensait. Plus ils avançaient, plus Nobu se calmait mentalement et ce concentrait uniquement sur la marche qui les séparaient de l’infirmerie. Durant le trajet, il n’entendit que le silence de Kanna. Peut-être était-elle si honteuse des évènements qu’elle préférait garder le silence ? Quoi qu’il en soit, l’Oyabun ne brisa pas le silence et respecta son interlocutrice dans son silence.

Une fois arrivé, ils eurent beaucoup de chance que le médecin soit encore présent. Le lycéen laissa Kanna puis prit place sur le lit que leurs désignait l’homme qui leurs demanda la raison de leurs présences. Alors qu’il allait prendre parole pour expliquer que la demoiselle c’était fait mal, il fut couper dans son élan par cette dernière.

~ ...

Ce qu’Adegawa raconta à l’homme à la blousse blanche, l’étonna. Elle le fessait passer en premier !? Tandis que son problème était plus grave et qu’au départ ils étaient venus pour elle. Voyant le médecin approcher, Nobu garda le silence. Il n’en su exactement la raison, mais se laissa faire. Sans gêne, le jeune homme releva sa chemise afin que l’homme puisse l’examiner. Posant ses mains gantés, froide contre sa peau chaude. Il appuya à plusieurs endroits, demandant à chaque fois s’il ressentait une quelconque douleur. Au bout d’un court instant, une grimace se crispa sur son visage.

~ Ici.

Le médecin s’écarta et lui demanda de replacer sa chemise avant de dire simplement qu’un nerf était coincé et qu’il suffisait d’un petit tour chez une massothérapeute et que tout allait se remettre dans l’ordre. En gros, un problème mineur qui allait guérir rapidement. Ne bougeant pas vraiment, l’homme leurs demanda s’il y avait autre chose qu’il pouvait faire pour eux.

~ Oui, justement.

L’Oyabun désigna alors la jeune lycéenne.

~ Elle s’est blessée à la cheville.

La blousse blanche s’approcha gentiment de la jeune fille et lui demanda poliment de bien vouloir prendre place sur le lit afin qu’il puisse voir l’étendu des dégâts.
Jetant un œil sur Kanna, Nobu lui fit un petit sourire afin de la rassurer de nouveau.
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Adegawa Kanna
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MessageSujet: Re: Heureusement le médecin est encore là ! [Suite avec Nobu]   Mer 19 Mar - 18:20

Le médecin scolaire ne fit pas d’histoire, et Kanna en fut soulagée. Elle se sentait tellement coupable de ce qu’elle avait fait subir au jeune homme présent avec qu’elle dans la pièce qu’elle n’aurait pas supporté de devoir passer la première et puis, il fallait le reconnaître, elle avait une peur inexplicable des médecins, ainsi elle pouvait bénéficier d’un petit répit. Une fois qu’elle eut remercié convenablement l’homme en blouse blanche de s’occuper de Nobu, elle osa se tourner vers lui pour lui adresser un léger sourire et cru surprendre sur son visage de l’étonnement.

Elle fut reconnaissante également à l’oyabun de ne pas protester et ne le quitta des yeux que lorsqu’elle se rendit compte qu’il ôtait sa chemise. Par pudeur mais aussi gênée, elle tourna le dos les joues rouges et brûlantes avant de se tortiller à nouveau les doigts. Même si elle ne voyait pas ce qui se passait, elle entendait malgré tout et redoutait que le médecin annonce au jeune homme que sa blessure était plus grave qu’il ne l’avait laissé entendre.

Et puis elle entendit la voix de Nobu affirmer l’endroit où la douleur était située avant d’entendre celle du médecin le rassurer sur le degré de gravité de sa blessure qui n’était autre que bénigne. D’un coup Kanna ressentit toute la tension de son corps retenue jusque là, s’envoler et alléger son cœur mais fit également revenir au devant la douleur de sa jambe.

Délicatement elle se tourna à nouveau pour faire face à deux autres personnes et ne put réprimer une grimace en forçant sur sa jambe pour la dissimuler sous un sourire simple qu’elle ne garda pas longtemps. Effectivement son expression sembla se figée lorsque Nobu mit sa personne au premier plan des attentions. Il n’avait pas oublié sa blessure et expliqua au médecin qu’elle s’était blessée à la cheville.

Voyant le médecin s’approcher d’elle, elle ne put empêcher son corps de se crisper à nouveau, et sentit ses ongles entrer dans la peau de ses paumes en serrant les poings pour réprimer son envie de fuir. Elle était terrorisée, et la demande du médecin d’aller s’installer sur le lit ne la rassura pas du tout.

Depuis quand remontait cette angoisse de recevoir des soins ? Car c’était ça et non pas une quelconque peur des professionnels de la médecine qui la terrorisait à chaque fois. Elle n’en avait aucune idée pour être franc. Mais n’ayant pas l’habitude de recevoir de l’attention de la part des autres, le fait qu’une personne qualifiée veuille la soigner la bloquait car elle n’estimait pas être assez intéressante pour qu’on prenne soin d’elle.

C’est donc figée et effrayé qu’elle regarda le professionnel s’approcher d’elle, une expression se voulant rassurante sur le visage. Dans un mouvement, ses yeux tombèrent sur le visage de son camarade qui lui fit un petit sourire rassurant, le même qu’à chaque qu’elle avait hésité depuis le début de leur rencontre, celui qui avait le don de lui donner ce peu de courage pour bouger et qui lui faisait tant défaut.

Relâchant ses petits poings devenus blancs, Kanna déglutit puis prit la direction du lit de l’infirmerie, péniblement car cette fois le jeune nippon n’était pas là pour l’aider, avant de s’asseoir juste à côté de celui-ci et involontairement lui attraper la main sans lui adresser un regard. Sachant sa main dans la sienne, l’inconscient de la jeune fille savait qu’il ne partirait pas sans elle de ce lieu et elle se sentait plus rassurait de devoir se laisser toucher.

La blouse blanche lui demanda de quelle jambe elle souffrait puis de baisser elle-même sa chaussette pour lui montrer l’étendu des dégâts. Toujours sans lâcher la main de Nobu, elle baissa le vêtement qui recouvrait sa plaie tout en attrapant le mouchoir de son camarade pour ne pas le laisser tomber. A dire vrai, elle n’était pas vraiment dans son état normale, trop crispée pour agir avec retenue, elle serra un peu plus la main de l’Oyabun et voyant le médecin s’approcher de sa jambe et la toucher.

J’ai trébuché sur quelque chose mais c’est rien ! C’est juste un peu égratigné. Un pansement et c’est bon…


Elle réprimait les tremblements qui la parcourait pour ne pas montrer au médecin qu’elle n’était pas sure d’elle et qu’il ne la garde trop longtemps et puis la présence à côté d’elle la contenait un peu. Le médecin regarda attentivement avant de prendre un coton enduit de produit désinfectant et de nettoyer sa plaie. C’était plutôt douloureux mais elle ne pleurerait pas car pleurer ne change rien.
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Andô Nobu
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MessageSujet: Re: Heureusement le médecin est encore là ! [Suite avec Nobu]   Mer 26 Mar - 3:51

Très peu préoccuper de son mal au dos, son regard s’était tourné sur la demoiselle au moment même où elle tourna les talons. Ce n’était pas bien surprenant mais Nobu s’amusait toujours de se genre de réaction gêner et poli. Elle ne semblait pas s’être tournée de la sorte uniquement pour bien paraître mais bien parce que la gêne et la pudeur l’envahissait et juste ça plaisait à Ando. Alors que le médecin en eu fini avec lui et qu’il présenta la blessure de son interlocutrice, il ne manqua pas son expression figé... Expression d’ont il ne comprenait pas vraiment la signification puisqu’au départ ils étaient venus ici pour elle.

À bien la regarder, Kanna semblait stresser lorsque l’homme en blouse blanche s’approcha d’elle. Peut-être n’était-ce qu’une impression de l’Oyabun ? Le sourire qu’il lui offrit s’avérait être bénéfique sur la lycéenne. Il espérait la rassurer mais ne pensais pas avoir autant d’effet.

*Cette fille... elle a constamment besoin d’être rassurer... comment peut-on être si peu sur de soi ?*

Cette fille lui inspirait une certaine pitié malgré tout, puisque en y repensant on ne pouvait pas être née comme ça ! Il devait bien y avoir quelque chose dans la vie de Kanna qui l’empêche d’éclore. Nobu jeta un bref sous d’œil à sa montre et une fois bien informer tourna son attention sur la demoiselle qui venait de s’asseoir à ses cotées. S’apprêtant à se lever afin de lui laisser plus de place il senti une petite main bien féminine agripper la sienne et le retenir. La peau des femmes étaient tellement la plus douce ! Aussi resta t’il assit bien sagement. Ando ressentait les craintes de l’adolescente lorsque le médecin s’approcha d’elle.

De quoi avait-elle si peur ? Au lieu d’être exaspérer par Kanna il en était curieux, avide de comprendre ce qui se passait dans cette petite tête. Après avoir lâché un soupir totalement intérieur, il fit preuve de bonne volonté en serrant légèrement la main de la demoiselle, toujours dans le but de la rassurer. Pendant que l’homme ne blouse examina la blessure, l’Oyabun tourna les yeux vers la fenêtre.

Une fois bien désinfecté, le médecin posa un petit pansement sur la blessure d’Adegawa et s’écarta afin de déposer ses « outils » sur un petit comptoir. Il déclara que tout était bien parfait et qu’ils pouvaient partir tranquillement. Tandis que l’homme de soin s’éloigna légèrement pour faire stériliser ses instruments Nobu ne perdit pas de temps.

~ Monsieur, serait-il possible d’avoir un petit billet afin de justifier notre retard à la maison ?

Cela pouvait passez soit pour un égoïsme de sa part ou une simple crainte de se faire gronder en arrivant en retard. Ando espérait bien que son interlocutrice pense qu’il ne voulait pas se faire gronder par ses parents.
Compréhensif, l’homme s’approcha de son bureau, sorti son stylo et écrivit deux motivations de retard pour Kanna et Nobu qu’il tendit par la suite.

Bien soulager d’avoir eu exactement ce qu’il voulait, il prit le papier sans trop se presser puis tourna la tête vers la demoiselle. Avait-elle lâché sa main ? Il n’en était même pas certain puisqu’il s’y était rapidement familiariser.

~ Kanna ? As-tu besoin d’aide pour te rendre jusqu’à ton transport ?

Ne sachant pas si elle avait un chauffeur privé comme lui, prenait l’autobus, un taxi ou autre il n’employa pas de mot précis afin de désigner la destination de la jeune fille. Tant qu’à s’occuper d’elle mieux valais le faire jusqu’au bout et ainsi lui laisser une bonne image et ce même si elle ne fessait pas partie de sa classe.

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[HJ :: 6 jours... je suis bon pour la pendaison >.< je vais faire plus attention pour te répondre plus rapidement XD]
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Adegawa Kanna
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MessageSujet: Re: Heureusement le médecin est encore là ! [Suite avec Nobu]   Mer 26 Mar - 20:22

Déglutissant une nouvelle fois en sentant les mains recouvertes de gants en plastiques stériles lui attraper le mollet, Kanna fut surprise et rassurée de ressentir le soutien de son senpai par la légère pression qu’il appliqua sur sa main. En sentant le contact de celui ci, elle tourna la tête vers son visage mais fut déçue de ne pas croiser son sourire bienveillant et rassurant. Le contact du désinfectant contenu sur le coton qui venait rencontrer sa plaie ouverte la fit revenir à la réalité. Serrant les dents en grimaçant elle regarda attentivement chaque mouvement du médecin.

Il ne fut d’ailleurs pas long à terminer ses soins et à recouvrir la plaie d’un pansement pour contenir le peu de sang qui s’échappait encore de la plaie. A l’entendre, il n’y avait rien de grave. Seulement une égratignure mais comme elle était située au dessus de l’os du tibia et c’est donc pour cette raison que la plaie saignait autant. Soulagée, elle remercia d’une courbette et d’un merci poli, le médecin tandis qu’il lui déclarait qu’ils pouvaient partir sereinement. Elle allait se lever lorsqu’elle entendit Nobu demander un mot d’excuse pour expliquer à leurs parents la raison de leur retard. Chose auquel elle n’aurait pas songé.

En y réfléchissant, cela serait peut être une bonne idée. Ainsi sa mère n’aurait rien à dire et serait forcée de la croire. Mais du coup il faudrait avouer qu’elle s’était blessée et devrait sans doute en arriver à dire qu’elle avait fait tomber l’héritier des Andô dans un escalier du lycée. Au final, elle se ferait tout de même réprimer et elle finirait par s’énerver et s’enfermer dans sa chambre. Pourquoi fallait il toujours que sa mère soit aussi cruelle avec elle.

Elle suivit du regard le médecin sans vraiment faire attention à ce qu’il faisait, trop occupée à imaginer ce qui allait se passer en rentrant chez elle. Elle ne reprit sens que lorsqu’elle vit le petit billet d’excuse s’agiter sous ses yeux.

Tendant la main gauche par réflexe pour attraper le petit bout de papier elle constata que celle ci tenait déjà le mouchoir légèrement ensanglanté de Nobu. C’est alors qu’elle se rendit enfin compte qu’elle tenait la main de son senpai. Honteuse ? Non pas vraiment, elle se sentait mieux ainsi mais comme elle n’avait plus de raison d’avoir peur, elle s’obligea à la lâcher pour récupérer le mot d’excuse. Sentant le regard de Nobu, elle tourna elle aussi la tête vers lui pour voir ce qu’il désirait. L’aider encore une fois. Après tout ce qu’il avait fait pour elle et la manière dont elle le lui avait rendu, elle s’en voulait un peu de devoir en plus se faire raccompagner à la sorite du lycée, et puis elle n’avait pas de transport à proprement parler.


Non ça va… Je… J’ai pris l’habitude de rentrer à pied… Je devrais y arriver seule maintenant et puis tu ne seras pas toujours derrière moi.



Souriant timidement pour lui faire comprendre qu’il n’avait pas de soucie à se faire, elle avança péniblement jusqu’à la porte pour récupérer son sac. La tâche n’allait pas être facile pour rentrer chez elle. Elle allait mettre du temps mais tant pis, ce temps elle n’aurait pas à le passer dans cette immense demeure qu’était la maison de ses parents et dont elle ne la considérait pas comme la sienne. Rien n’était rassurant et conviviale et du coup elle ne s’y sentait pas en véritable sécurité.

Et puis même si le chauffeur de son père avait eu la gentillesse de l’attendre, elle n’avait pas envie que son père puisse avoir une chose à lui reprocher encore. La chose se montrait compliquée.


Est ce que je peux tout de même t’accompagner jusqu’à la sortie s’il te plaît ?



Elle n’arrivait pas trouver une meilleur excuse pour rester encore un peu avec lui. C’est vrai, Nobu avait le don de la rendre un peu plus confiante mais elle savait pertinemment qu’une fois qu’isl se seraient séparés, elle n’aurait plus l’occasion de le revoir enfin plutôt de lui parler…


[HJ : *cours et saute sur Nobu* NOBUUUUUU!!!! Je suis trop contente de te revoir...]
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Andô Nobu
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MessageSujet: Re: Heureusement le médecin est encore là ! [Suite avec Nobu]   Mar 1 Avr - 23:10

La douce et petite main de Kanna s’écarta de la sienne au moment où elle du récupérer le mot d’excuse écrit de la main du médecin. En regardant le mot, on voyait clairement qu’il s’agissait d’une écriture de spécialiste, il n’y avait qu’eu pour écrire si mal... Les yeux baisser, il lu bien rapidement le petit papier. Finalement, l’absence de la main se fessait ressentir. Cette petite chaleur au creux de sa paume était partie pour ramasser ce que lui tendait le médecin. Lorsqu’il c’était retourner afin de parler à son interlocutrice il senti encore de la gêne. Lui proposant de l’aide à nouveau elle lui répondit qu’elle n’en avait pas besoin et qu’il ne sera pas toujours là pour elle. Ce qui n’était pas faux.

~ Uhm...

Voilà tout ce qu’il trouva à faire lorsqu’il hocha la tête en signe d’approbation. Après tout, il ne sera plus derrière elle pour l’aider dès l’instant où ils allaient se séparer. L’école est un immense terrain de jeu où des centaines de fourmis grouilles et ne se reconnaissent pas. Peut-être si elle venait un jour, de nouveau, à sa rencontre ils pourraient avoir une discutions. L’Oyabun ne pensait pas vraiment la revoir une autre fois, ou plutôt ne serait pas tenter de la chercher.
Suivant son interlocutrice du regard, Andô eu un petit sourire exaspérer. Kanna fessait la femme forte mais il voyait très bien qu’elle peinait à marcher.

Alors qu’il s’approcha d’elle et de la porte en même temps, quelle ne fut pas sa surprise en entendant la demande d’Adegawa. Il n’en fut pas déçu, puisqu’il appréciait tout de même sa présence malgré le fait qu’elle n’avait quasiment aucune confiance en elle et que ses milles excuses, l’exaspérait.

Fourrant le mot du médecin dans la poche droite de son pantalon, il acquiesça d’un signe de tête avant d’ajouter...

~ On va dans la même direction après tout.

Andô se retourna nonchalamment vers l’homme en blouse blanche, s’inclina et le remercia avant d’ouvrir la porte et laisser Kanna passer devant. En refermant la porte, le lycéen ne pu retenir son commentaire.

~ On a eu de la chance qu’il soit encore là.

Ce qui n’était pas faux puisque plus le temps passait plus l’heur du diner s’égrainait. Calmement, il sorti son cellulaire de sa veste, l’ouvrit pour découvrir les trois appels manqué; tous de son père. Il n’y avait rien de mieux dans la vie que le bonheur de rater un diner d’affaire. Vu l’heur, ce diner n’était cependant pas prêt à toucher à sa fin et Andô se verra forcé d’assister à la fin. Le jeune homme serra son téléphone après l’avoir mit sur le mode vibration.

~ Est-ce que ça va mieux ?

Son attention se baissa au niveau des jambes de la demoiselle. Se préoccupant extérieurement de la santé de son interlocutrice, il ne s’empêcha pas de penser égoïstement de son dos. Sa douleur était cependant moins flagrante que celle de Kanna.

~ Pfff ! Dire qu’en plus tu compte marcher !

Nobu poussa un rire plein d’amusement avant de continuer sur la lancé avant de se tourner vers elle.

~ Si tu veux, je te raccompagne jusqu’à chez toi ! De toute façon, ce soir je ne mange pas avec mes parents, alors je peux prendre mon temps.

Dans sa façon d’agir, il espérait qu’Adegawa se laisse berner et accepte son offre. Il tentait de la mettre à l’aise en lui expliquant que sa ne le dérangeait pas d’un poil. Ce qui était à demi-vrai. Pourquoi à demi ? D’une part, il aimait bien la compagnie de la demoiselle, elle lui permettait aussi d’avoir une bonne excuse pour son retard mais de l’autre coté, il n’aimait pas trop qu’elle se sente coupable de se faire aider.

~ Comme ça tu n’aura pas à marcher.

Andô lui fit un petit clin d’œil tout en serrant ses mains dans les poches de son pantalon noir. Ses doigts frôlèrent le papier à l’intérieur. La raccompagner chez elle, dans sa voiture rendrais son excuse de retard encore plus réel puisque le chauffeur pourra en témoigner.
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Adegawa Kanna
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MessageSujet: Re: Heureusement le médecin est encore là ! [Suite avec Nobu]   Mer 2 Avr - 19:17

Le hochement de tête du jeune Oyabun fit s’envoler son sentiment de culpabilité. Mais coupable de quoi ? Juste d’avoir été trop audacieuse en lui demandant de l’accompagner mais elle n’avait plus à s’en faire puisqu’il était d’accord et comme il l’avait si justement souligné, ils allaient tout les deux dans la même direction. Se sentant un peu cruche, la petite nippone baissa de nouveau la tête pour dissimuler sa gêne avant de constater qu’il la rejoignait à la porte pour quitter l’infirmerie. Alors qu’il ouvrait la porte pour la laisser passer, elle terminait de l’imiter en remerciant le médecin de les avoir reçu, puis passa devant lui un peu hésitante. Décidément, elle n’avait pas l’habitude de recevoir autant d’attention d’un coup ou du moins ce genre d’attention.

A la remarque de Nobu, Kanna répondit simplement par un petit sourire timide. Il avait raison après tout, elle ignorait encore quel heure il pouvait être mais imaginait très bien que le médecin, en les soignant, était passé en heure supplémentaire. Mais maintenant qu’elle y songeait qu’auraient-ils fait s’il n’avait pas été là ? Certainement rentrés chacun de leur côté. Sans doute… Elle fut sortit de sa réflexion par le jeune homme qui une nouvelle fois, prenait soin de savoir si tout allait bien. Le regardant d’abord avec de grands yeux écarquillés pour comprendre la raison de cette question, son regard suivi celui de Nobu et elle constata qu’il parlait de sa légère blessure à la jambe.

Oui merci ! C’est juste un peu abîmé mais ça va…


Encore une fois ses joues prirent une teinte rosée bien prononcée devant tant d’attention et elle ne put s’empêcher de fuir un peu le regard de Nobu. Elle savait pertinemment qu’il ne croirait pas que tout allait bien alors qu’elle n’arrivait pas à marcher correctement sans boiter légèrement. Mais il ne fallait pas lui montrer, elle ne voulait pas qu’il ait pitié d’elle et l’exaspérer. Elle voulait lui prouver qu’elle pouvait être forte malgré son apparence fragile.

Et comme elle s’en était doutée, le jeune Oyabun ne crut pas vraiment que tout aller pour le mieux et osa même se moquer un peu d’elle sur sa décision de rentrer à pied. Il n’avait pas tord, elle devait être vraiment ridicule à essayer de se convaincre qu’elle en était capable. Même si elle savait que le chauffeur que son père avait embauché pour passer la prendre devait l’attendre patiemment devant le portail de l’école, peut être même inquiet de ne pas la voir arriver, elle ferait comme chaque soir à la sortie des cours, elle passerait devant la voiture en ignorant le véhicule et persuaderait l’employé de rentrer sans elle.

Attitude purement puérile de la part de Kanna qui refusait de monter dans cette voiture pour que son père entende parler d’elle en rentrant le soir et ainsi qu’il n’oublie pas son existence. Triste vie pour Kanna qui en était réduit à agir de façon exaspérante envers ses parents pour qu’ils n’oublient pas qu’ils ont une fille. C’est aussi pour cette raison qu’elle préférait rentrer à pied, arrivait le moins rapidement possible chez ses parents puisqu’elle ne considérait pas cette grande demeure froide et peu accueillante comme sa maison.

Alors lorsque Nobu éclata de rire pour lui montrer que son obstination à vouloir rentrer à pied était ridicule vu son état avant de la regarder et de lui proposer de la raccompagner, Kanna tourna à son tour son regard vers lui, les yeux remplis de fatigue et un sourire triste dessinait sur ses fines lèvres.

Ma mère à certainement envoyé quelqu’un pour venir me chercher mais… Je n’ai pas envie d’arriver trop rapidement chez moi !


Regardant droit devant elle, Kanna ne fixa rien de particulier et à cet instant elle ne sentit même plus la douleur lancinante qui lui venait de la jambe. Et puis elle se souvint qu’elle n’avait pas vraiment répondit à sa question. Elle n’avait pas refusait son offre mais pour dire vrai, elle aurait voulu qu’il l’a raccompagne mais qu’elle monte dans la limousine de son père ou qu’elle rentre en voiture avec l’Oyabun, tout cela reviendrait au même. Inspirant une grande bouffée d’air avant de la laisser partir doucement, Kanna se tourna à nouveau vers lui, un sourire figé sur son visage, se voulant rassurant et surprit l’Oyabun en train de lui trouver une excuse pour qu’elle accepte son offre suivit de son petit clin d’œil. Il était tellement gentil avec elle et elle se trouvait détestable de refuser simplement pour ne pas rentrer chez elle.

Je ne veux pas te paraître offensante mais… je sais que je ne suis pas capable de rentrer à pied avec ma jambe engourdie… Seulement je ne peux pas accepter ton offre et je le regrette vraiment… Rentrer avec toi reviendrait au même tu comprends... Et puis…


Kanna hésita quelques secondes à continuer, puis choisit finalement de ne pas s’arrêter comme ça.

Si tu me ramènes, ma mère se rendra compte tout de suite que je t’ai causé du tord


Elle avait prononcé ces mots d’une voix triste et pleine d’amertume mais à peine audible par l’intéressé et d’ailleurs elle n’était même pas sure qu’il ait entendu sa phrase.
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Andô Nobu
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MessageSujet: Re: Heureusement le médecin est encore là ! [Suite avec Nobu]   Sam 5 Avr - 21:18

Le “Juste un peu abimer” de son interlocutrice l’amusa. Peut-être que c’était ce qu’elle disait de sa blessure mais Nobu savait intérieurement que cette dernière ne voulait juste pas qu’on la prenne en pitié. Se sentait-elle si mal à l’aise d’avoir l’un des Oyabun en sa présence ? Qui n’est d’abord même pas de sa classe et qui semble si gentil avec elle ? Peut-être se doutait-elle de quelque chose ? Qui sait !

Alors qu’il venait tout juste de lui proposer de la raccompagner, il ne pu manquer le visage de son interlocutrice. Pourquoi se sourire triste ? Pourquoi semblait-elle si fatiguer ? Avait-il fait une grosse gaffe en lui proposant son aide ? Avait-elle des ennuis avec sa famille ? L’Oyabun ne pu qu’être intérieurement troublé de constater le visage de Kanna. Elle n’avait pas envi de rentrer trop rapidement chez elle... Andô ne chercha pas à la soupçonner de la même arnaque que lui. Le lycéen avait profité de la blessure de Kanna pour se trouver une excuse de retard plausible mais il ne pensait pas qu’elle puisse volontairement se blesser afin d’être en retard de son coté.

Il ne chercha pas à savoir pourquoi elle ne voulait pas rentrer rapidement chez elle, puisqu’elle devait bien évidemment avoir ses raisons et ça, Nobu le respectait. Après sa dernière phrase et son clin d’œil il espérait ne pas avoir trop mit de pression sur la demoiselle. À l’écouter, il eu la net impression que le problème ce n’était pas lui mais bien la mère de la lycéenne. Peut-être était-ce une personne froide et sévère ? Malgré la voix basse d’Adegawa, Andô était une personne discrètement attentive et avait très bien entendu.

~ Je vois, c’est ton choix mais...

Soudainement, Nobu stoppa sa marche et son visage se crispa. Ouvrir son cellulaire avait sans doute été sa pire erreur de la journée. Il sorti l’une de ses mains de son pantalon puis la porta au niveau de son portable qui vibrait...

~ Uhm... Tu m’excuse quelques secondes ? Je ne serai pas long.

Sans attendre de réponse, le jeune homme se tourna dos à son interlocutrice et ouvrit le petit téléphone portable. Son air changea bien rapidement. Particulièrement agacer par les sermons de son père. Ne voulant pas que Kanna ne se doute de quoi que se soit, Nobu choisit ses mots avec soins.

~ Je sais, oui, bien sur... Je n’oublis pas, oui... oui je suis habiller convenablement... uhm... uhmm... tu m’excuseras mais là je suis occuper.

À peine, trois minutes suffire au jeune homme pour raccrocher à son père. Ce dernier n’avait pas arrêté un seul instant de le réclamer à ses cotés pour faire bonne figure. Contrairement à ce que son fil avait raconté, il n’était pas bien vêtu mais portait plutôt l’uniforme de l’école. Puisqu’il n’avait pas vraiment à raccompagner Kanna il pourra se changer dans la voiture.

~ Désoler, fit-il en se retournant vers la demoiselle.

Rapidement, il ferma totalement son cellulaire et le remit à sa place avant d’accorder un sourire soit disant gêner à la lycéenne.

~ Ça na pas été trop long j’espère ?

De quelques pas il la rejoignit et reprit la marche vers la sortie, qui d’ailleurs commençait à se voir de là où les deux jeunes gens se trouvaient. Andô ne chercha pas à expliquer sa conversation, il n’avait pas a en fournir mais répondrait aux questions de la demoiselle si elle le lui demandait.
Alors que Nobu prit un peu de silence, il songea au type de vêtement qu’il allait devoir mettre dans la voiture... Porter des trucs costard cravate lui levait toujours un peu le coeur, mais puisqu’il n’avait pas vraiment le choix il devait s’y adapter. Il se sentait déjà ennuyer et blazer d’avance en pensant a toutes les courbettes et les politesses dont il devait faire preuve... Le lycéen se changea bien rapidement ses idées en repensant à la demoiselle à ses cotés.

~ J’y pense, le mouchoir t’en fait ce que tu veux.

Nobu devait bien en avoir une dizaine, alors un de moins ne changeait pas grand-chose pour lui.
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Adegawa Kanna
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MessageSujet: Re: Heureusement le médecin est encore là ! [Suite avec Nobu]   Lun 14 Avr - 22:21

Le temps qui sépara sa dernière phrase de la constatation de l’Oyabun parut une éternité pour elle. Le moral de plus en plus miné, Kanna n’attendait pas vraiment de réponse ou de geste de la part de son camarade. Tout ce qu’elle savait c’est que maintenant, elle était sur le point de rentrer chez elle et que cela ne l’enchantait pas le moins du monde. Elle n’avait pas vraiment quitté ses parents en de bons termes ces derniers temps lorsqu’elle allait en cours et devoir rentrer chaque soir dans cette maison où elle ne s’y sentait pas chez elle était un supplice qu’elle avait de plus en plus de mal à supporter. Mais malgré tout, elle ne pouvait s’empêcher d’espérer qu’un jour, tout ça s’arrangerait. Naïve petite fille…

Tandis qu’elle relevait la tête ne pas paraître lâche devant Nobu, elle ne put pas vraiment masquer son trouble lorsqu’il s’arrêta en plein milieu de sa phrase pour sortir son téléphone avant de s’excuser. Par politesse, la jeune nippone hocha la tête pour lui signifier qu’il n’avait pas à s’inquiéter et qu’il pouvait répondre à l’appel sans crainte de lui manquer de respect.

Elle le regarda silencieuse, se mettre un peu en retrait et lui tourner le dos mais, malgré toute la bonne volonté du monde, ne put s’empêcher d’entendre chaque mot prononcé par le jeune homme à son interlocuteur. La question « de qui pouvait-il bien s’agir ? » lui traversa l’esprit une fraction de seconde mais Kanna n’était pas vraiment ce genre de fille fouineuse qui se mêlait de la vie des gens simplement pour avoir quelque chose à raconter par la suite. Personne ne lui demandait jamais rien sur sa famille et, à bien y réfléchir, cela ne la dérangeait pas vraiment. La seule fois où son histoire personnelle fut le sujet d’une conversation, ce fut pour savoir pour qu’elle raison elle était fille unique : Sujet plus que tabou chez les Adegawa et encore plus pour Kanna à qui on ne cessait de faire des reproches.

Mais le jeune homme ne fut pas long à revenir auprès d’elle, s’excusant une nouvelle fois de son absence.

Oh c’est pas grave… Ca devait certainement être important !


A vrai dire, Kanna l’avait bien compris. Elle ne parlait pas beaucoup avec les gens et du coup passait beaucoup de temps à les observer. Les sentiments, elle avait appris à ne pas les montrer et pensait avoir fini par en oublier quelques uns mais la gravité du ton employé par son senpai, Kanna l’avait bien senti. C’est cela qui lui montra bien une fois de plus, que le jeune homme qui lui avait montré autant de gentillesse et de compassion, était un des Oyabun, un étudiant très important non seulement à l’école mais aussi pour le pays très certainement. Peut être se faisait-elle des illusions ? Après tout, il aurait très bien pu répondre à l’un de ses amis avec qui il devait se retrouver ou peut être même une jeune fille certainement beaucoup intéressante qu’elle.

Le silence régna un peu entre eux deux tandis que la sortie se faisait de plus en plus visible. Perdue dans ses pensées, Nobu l’aida à revenir à la réalité en lui faisant remarquer qu’elle n’avait pas besoin de lui rendre son mouchoir.

Ce mouchoir, Kanna le serrait toujours bien fermement dans sa main droite. A vrai dire, elle avait l’intention de le laver et de lui rendre le lendemain : Bonne excuse pour le revoir. Sans cela, elle savait pertinemment qu’elle n’oserait pas allait lui parler d’elle-même mais là c’était différent. Elle s’était servie d’une chose qui lui appartenait et l’avait souillé donc par politesse, elle se sentait obligée de le lui rendre une fois nettoyé.

Serrant un peu plus le délicat mouchoir blanc tâché de sang à un endroit, Kanna ne put s’empêcher de sentir son cœur se serre un peu. Ce qu’il venait de lui dire, le fait qu’elle n’avait pas besoin de le lui rendre, pour elle cela signifiait qu’il ne souhaitait pas le revoir par la suite. Un sourire triste étira ses fines lèvres tandis qu’elle le regardait un peu déçue.

En fait je comptais le laver chez moi pour pouvoir te le rendre… C’est la moindre des choses après ce que tu as fait pour moi et le mal que je t’ai causé !


Elle n’arrivait pas à masquer sa mélancolie, du moins elle ne doutait que le jeune homme parviendrait à la lire sur son visage et dût une nouvelle fois baisser la tête pour dissimuler ce qu’elle pouvait ressentir. Pourquoi fallait-il toujours qu’elle soit aussi faible ?

De nouveau le silence régna entre eux deux pendant un court instant avant que la jeune fille ne trouve quelque chose à dire pour que l’Oyabun ne reste pas sur sa remarque précédente.

Je suis désolée Andô senpai mais… malgré moi j’ai entendu ce que tu as dit et… J’ai cru comprendre que tu étais en retard quelque part ! Tu aurais dû me le dire, je ne t’en aurais pas voulu d’être parti !


Elle n’osait toujours pas le regarder, après tout le seul sujet de conversation qu’elle avait trouvé à dire c’était pour se mêler de la vie de son senpai alors qu’elle avait horreur de faire ça.


[9 jours pour répondre... Pfiuuuu c'est horrible comme je suis longue! Désolée, désolée]
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Andô Nobu
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MessageSujet: Re: Heureusement le médecin est encore là ! [Suite avec Nobu]   Mer 16 Avr - 0:59

[HJ :: C'est pas grave *-* moi je suis en feu ! ahahah XD]

----------------

Ce devait être quelqu’un d’important... pour être important ça son père l’était ! Cependant cela dépendant bien sur de quel œil on voyait la chose. Nobu, lui, se sentait plus pousser dans le dos qu’autre chose. Il l’aimait bien, mais n’avait pour cette fois aucune motivation pour participer à la petite soirée d’affaire. L’oyabun ne répondit rien à la remarque de la lycéenne. Juste un petit sourire pouvait convenir à lui montrer qu’elle avait possiblement raison.

Quelques pas vers la sortie puis alors qu’il lui avait gentiment dit qu’elle pouvait faire ce qu’elle voulait de son mouchoir de poche il vit l’expression et la mine déçu de son interlocutrice. Le laver et le lui rendre ? Andô n’en avait que faire, cela ne le dérangeait pas du tout mais il trouvait ça plutôt inutile. Pourquoi devait-elle toujours avoir l’aire si piteuse ?! Le lycéen était habitué de voir des gens malheureux autour de lui et même d’en être la cause mais là ! Alors qu’il était seul à seul avec quelqu’un d’autre il n’avait aucune raison de lui causé du mal alors pourquoi ? De nouveau, il vit le visage de la demoiselle plonger vers le sol. Le besoin de la rassurer se fit sentir... Bien qu’agacer par le caractère plutôt triste de la demoiselle, Andô reprit la parole, pour –encore une fois- la rassurer.

~ Fais ce que tu veux... Lave-le et trouve-moi.

Sa belle voix calme fut mélangée d’un ton plutôt joueur. Pourquoi pas ? Dans le fond, ils pourront parler de nouveau dans d’autres circonstances. La seule chose que devait faire Andô était de préserver l’image qu’elle avait de lui, rien de plus ! Après quelques pas de silence, Kanna reprit parole. Ce qu’elle lui dit le figea légèrement, il réprima sa grimace. Lui qui croyait avoir fait bien attention à ses mots avait tout de même été démasqué. L’oyabun chercha rapidement les mots qui lui manquèrent sur le moment et tourna son regard vers elle lorsqu’il les trouva.

~ Arrête dont un peu de t’en faire.

Woaw ! Là, il trouva qu’il y avait été un peu sec... de toute façon c’était bien ce qu’il pensait et la seule chose qu’il avait trouvé à dire.

~ Kanna-san... si j’ai un conseil à te donner c’est sans doute celui-là : Cesse de toujours te préoccuper de toutes ses choses futiles.

Sa voix n’était pas méchante, il ne lui fessait aucun reproche, non. Andô c’était enfin décider à lui dire bien clairement ce qu’il attendait d’elle la prochaine fois.

~ Si vraiment j’aurais été en retard pour quelque chose j’aurais quand même pris le temps de t’aider.

Faux. En fait, si Nobu aurait eu quelque chose de vraiment important et qui compte a ses yeux il l’aurait totalement laissé en plan avec ses problèmes. Mais là c’était tout autre chose, il l’avait aidé justement dans le but d’être en retard. Peu à peu, l’Oyabun avait l’impression de lui révéler es mensonges... il ne devait pas s’emmêler, aussi parti-il quelques secondes dans ses penser lorsqu’il poussa la porte de l’entrer de l’établissement. Machinalement le jeune homme laissa Kanna passer devant lui avant de lâcher prise.
Sans même chercher, Andô voyait déjà sa voiture qui l’attendait avec le chauffeur à l’extérieur qui fumait sa cigarette...

Soudainement, l’étudiant empoigna la main de son interlocutrice et la tira avec lui derrière un buisson. Partir ! Il ne voulait pas prendre cette voiture... Nobu s’en était aperçu tout juste à temps pour que le chauffeur ne le remarque pas... Préoccuper par l’homme il fini par baisser son regard sur Kanna dont il s’empressa de lâcher la main. Comment expliquer son comportement si soudain ?! Dans quelle merde venait-il tout juste de se mettre ?!

~ J’y pense ! Sa serait bien d’éviter nos chauffeurs... et peut-être aller faire un petit tour dans un petit restaurant ?

Oh mais quelle connerie ! On dirait une demande de rendez-vous amoureux... Intérieurement, Andô ne pouvait que se détester d’avoir agis de la sorte. Son désir d’éviter le diner d’affaire avait été si fort et si préoccupant qu’il avait mis en jeu son image et donner peut-être une fausse idée à la demoiselle... Qu’allait-elle donc en penser !?
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Adegawa Kanna
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MessageSujet: Re: Heureusement le médecin est encore là ! [Suite avec Nobu]   Ven 18 Avr - 17:04

[HJ : Kyaaa j'ai adoré ton post... Quel retournement de situation]

"Lave le et trouve moi"… En entendant ces mots, Kanna ne put s’empêcher de se sentir soulager. Finalement elle s’était faite de fausses idées et un léger sourire éclaira son visage, encore un… Elle n’avait donc pas compris ce que le jeune homme avait voulu lui dire en lui demandant de garder le fin bout d’étoffe avec elle. Ce n’était pas une excuse pour ne plus la revoir…

Elle n’était pas non plus devenue attachée à l’Oyabun au point de craindre à chaque instant qu’il la rejette. Cela n’avait rien à voir avec ce que pouvait ressentir certaines filles qui devaient tout faire pour attirer son attention être avoir ses faveurs. Si Kanna tenait tellement à ce qu’il ne la rejette pas c’était pour se prouver que les autres pouvait tout de même s’intéresser à elle, malgré les difficultés qu’elle avait pour ne plus être ce qu’elle n’aimait. Que Nobu soit un des quatre garçons les plus célèbres du lycée ne changeait en rien à tout ça. Elle avait simplement envie qu’il l’apprécie. Se faire rejeter, elle en avait tellement pris l’habitude que lorsqu’il avait semblait s’intéresser un tant soit peu à elle avait suffit pour lui redonner courage. Elle ne voulait pas perdre ça.

Après les quelques minutes de silence qu’elle coupa pour lui poser une question qui lui trottait dans la tête, la jeune fille fut un peu surprise d’entendre la réponse de Nobu. Elle ne l’avait pas encore entendu parler de cette manière, sèche, comme si sa question l’avait un peu mis en colère. Mais en écoutant la suite, Kanna comprit pourquoi… Son caractère à elle, toujours soucieuse de ne pas déranger les autres et d’être désolée par n’importe quoi, semblait irriter un peu le jeune homme.

Oui ! A l’avenir je… je ferais attention !


Si c’était l’effort qu’il fallait qu’elle fasse pour qu’il l’apprécie alors elle était prête à le faire, même s’il lui faudrait se mordre la langue à chaque fois qu’elle serait tentée de s’excuser pour une chose dont elle n’était pas responsable. Après tout, elle avait pris les résolutions de changer depuis la rentrée, et pour l’instant, elle n’avait pas fait beaucoup de chemin pour cela. Même si certaine rencontre l’avait aidé.

Nobu ne prononça pas un mot jusqu’à la porte dans le hall. Etant très bonne observatrice, Kanna supposait qu’il devait être en train de réfléchir à quelque chose d’important et ne le dérangea pas. De toute manière, elle n’avait pas vraiment grand-chose à dire. En fait… Elle ne avait pas quoi dire pour engager la conversation avant qu’ils se quittent. Sans un mot, elle sortit la première du bâtiment, et s’arrêta après avoir fait deux pas à l’extérieur, pour l’attendre.

Je crois que…


Kanna n’eut pas le temps de finir sa phrase qu’elle sentit une main prendre la sienne et l’entraîner derrière un coin de végétation qui les dissimulait parfaitement. Surprise, elle regardait fixement Nobu, assise à côté de lui sans oser bouger attendant une explication. Explication qui ne tarda pas à arriver d’ailleurs. Remarquant ce qu’il avait fait, le jeune homme lâcha rapidement sa main avant de lui expliquer le pourquoi de son geste. Eviter leurs chauffeurs respectifs pour aller manger quelque part tout les deux…

Si Kanna avait été différente, elle aurait certainement cru qu’il lui faisait une proposition pour sortir ensemble mais ce ne fut pas du tout ce qui lui traversa l’esprit. D’abord incrédule, elle continua de le fixait sans rien dire ni faire, puis elle se rappela les mots qu’elle l’avait entendu dire au téléphone, et son désir de ne pas vouloir rentrer. Elle n’était pas sûre, et en même temps comment le pourrait-elle mais elle se doutait que comme elle, il souhaitait éviter ce qui l’attendait en prenant cette voiture. Son visage changea d’un seul coup et elle ne put retenir un éclat de rire, le premier depuis longtemps.

Désolée… J’ai été surprise…


Reprenant rapidement son calme, ses rouges prirent à nouveau une teinte cramoisie en se rendant compte de ce qu’elle venait de faire.

Mais c’est d’accord… Je… J’accepte ton invitation…


Prenant appui sur l’une de ses mains, elle se releva pour regardait par-dessus le feuillage du buisson derrière lequel ils se cachaient. Avec les deux voitures garaient devant l’entrée, cela allait être difficile de passer par là sans créer d’histoire. Se rasseyant à côté de Nobu, elle lui prit la main un peu timide avant d’ajouter :

Il vaut mieux qu’on passe par un autre endroit si on ne veut pas avoir d’ennuie… Suis moi…


Elle avait l’habitude d’esquiver la sortie en passant par un autre portail peu fréquenté pour ne pas avoir à faire d’histoire devant les autres élèves ou quand elle n’avait pas la force de se disputer avec son père.


[HJ : Il faudrait peut être qu'on change d'endroit...]
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Heureusement le médecin est encore là ! [Suite avec Nobu]
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