Tokyo High School

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 Dessin aux couleurs chaudes du printemps [pv]

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Tamaki Noru
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MessageSujet: Dessin aux couleurs chaudes du printemps [pv]   Dim 24 Fév - 21:52

Un jour comme un autre, un jour simple et ensoleillé. Une belle journée qu’il aurait souhaitait passé dehors à dessiner, il préférait tout faire plutôt que d’aller en cours. Il était comme toujours avec sa tenue négligée, les cheveux en bataille il semblait dans ses rêves, dans son monde. En réalité en marchant, contrairement aux apparences il dormait paisiblement encore finissant sa nuit. Ses parents l’avaient forcés il y a quelques temps à encore changer d’établissement, il avait accepté s’en moquant complètement. Il passait pour fou, mais quel importance ? Il avait même été obligé de s’inscrire en art, mais bien qu’assistant aux cours il restait toujours aussi passif. Passif, voilà la seule chose qui venait à caractériser ce jeune homme, il ne parvenait pas à être une seule fois plus dans l’action, plus dans le monde réel. D’ailleurs il ne l’aimait pas ce monde. Ichigo…Rien que l’évocation de ce nom lui rappelait d’odieux souvenirs et il baissait la tête, il avait honte. Honte qu’un jour ici aussi on sache ce qui s’est passé. Il laissa alors un soupire en entrant dans le hall. Les élèves, comme toujours ils parlaient, se préparaient pour les cours. Il passa rapidement à son casier et il suivit bêtement le mouvement. Un mouvement simple sauf que dans ces grands couloirs, les humeurs étaient toutes différentes. Certains étaient heureux, d’autres s’en moquaient et d’autres encore semblaient craindre quelque chose. Peut-être que c’était à cause de ces riches qui contrôlaient le lycée. Sincèrement, le jeune Noru s’en moquait éperdument, ce n’était pas ses affaires. Il avait mieux à faire que d’écouter des gens s’y croire encore et encore. Cette école, était vraiment bizarre. Il n’eut aucune réaction en sentant qu’on le bousculait légèrement pour faire de la place. Stupide ! On aurait dit un chef d’équipe qui venait de faire remporter la victoire à la dernière seconde comme dans les sérieux américaines. Ils étaient si pathétiques que cela fit légèrement sourire le jeune homme.

Mais trêve d’amusement avec ces energuments, voilà qu’il devait se rendre en classe pour pouvoir être, comme toujours l’un des premiers de la classe à arriver pour avoir la paix. La seule chose que ce jeune homme semblait chercher finalement, il dormait en cours, ou quand il n’avait pas la tête dans son monde enchanté, il dessinait. Ce n’est pas ce qui allait pouvoir l’aider dans ses études. Mais sincèrement qu’est-ce qu’il en avait à fiche de ces études ? C’est une chose que ses parents adoptifs n’avaient pas encore compris finalement, il s’en moquait, il n’avait plus envie de se prendre la tête à expliquer tout ça. Sa vie se résumait maintenant à cette perte de confiance et de courage, car oui venir ici était courageux pour un jeune homme comme lui qui ne demandait qu’une chose : rester dans sa chambre et ne rien faire. Prendre un crayon était sa seule échappatoire. Mais trop personnel à son goût il ne compte aucunement faire profiter les autres de son talent. Car oui ! Contrairement aux apparences sont cette tif de cheveux en bataille se cachait un bel artiste. Il laissa alors un petit sourire parcourir ses lèvres en se rendant compte que les deux seules personnes présentent étaient des gens sans véritable intérêt qui étaient aussi accessoirement ses délégués. Il s’asseye alors tranquillement à sa place qui se trouve être au fond. Il a bien une place libre à côté mais ce n’est pas de sa faute. Par habitude, il pose tranquillement son sac sur le bois et il sort ses affaires de dessin. C’est alors que la déléguée arriva à sa hauteur pour poser sa main sur le sac de Noru et elle dit avec un petit sourire.


  • { Fille } – « Ecoutes, cette place est maintenant occupée par le nouveau qui arrive aujourd’hui ! »
  • { Noru } – « En clair je dois dégager c’est ça ? »
  • { Fille } – « Nan, Tamaki-san, je voulais juste te dire que tu avais un voisin de classe, c’est sensei qui me l’a dit tout à l’heure…Et son numéro et celui de la place à côté de toi…Je voulais juste que tu le saches pour que tu ne mettes pas ton sac sur la table… »
  • { Noru } – « Okay c’est bon, maintenant je peux vaquer à mes occupations ? »


Noru soupira et attendit qu’elle parte pour retirer son sac de la table et il prit un crayon de bois avant de commencer à dessiner des arbres, des fleurs de cerisiers qui tombent doucement comme si le printemps commencer enfin. Tout était clair, pâle, voilà déjà plusieurs jours qu’il travaillait sur ce dessin. Il continuait donc et les couleurs douce et chaude le firent légèrement sourire, jusqu’à ce qu’il sorte son crayon noir. Alors il dessina un ombre lointaine. C’était comme si il revivait une scène triste de sa vie. Pendant ce temps le professeur, les élèves, tous étaient entrés et il y avait même ce nouveau. Mais Noru s’en moquait, il se moquait de tout de toutes manières…
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Hiren Akuma
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MessageSujet: Re: Dessin aux couleurs chaudes du printemps [pv]   Lun 25 Fév - 2:36

Hiren Akuma. Né le 21 décembre 1991. Orphelin à l’âge de 15ans, vit depuis peu dans une chambre de bonne à Tokyo. La personne étant en charge de lui est son assistante sociale, Jisen-san. Elle s’occupe de lui depuis qu’on l’a retrouvé un jour…



« Otoku-sensei ? Le nouvel élève est là, il vous attend dans le couloir. »

Le professeur remercia alors sa collègue d’un signe de tête et referma le rapport qu’on lui avait fait sur Hiren Akuma. C’était la troisième fois au moins qu’il le relisait. À force, il allait le connaître par cœur. Pourtant, cela ne l’aidait pas bien au contraire. Il se demandait comment approcher ce jeune homme au passé si trouble et dévasté. Mais bon, déjà la première sonnerie retentissait, il devait aller faire cours à la classe D. Après tout il était leur enseignant, c’était à lui de montrer l’exemple. Il sortit donc de la salle des professeurs, son sac à la main, le dossier soigneusement rangé à l’intérieur.

Son regard glissa au mur d’en face sur lequel s’était adossé le nouvel élève. Le professeur ne savait pas à quoi il aurait dû s’attendre, mais sûrement pas à ça. Il n’avait en rien l’air d’un délinquant. Au contraire, il était bien habillé, la chemise rentrée, les cheveux impeccables ou presque. Il ne possédait pas de piercings, de tatouages apparents, il semblait tout à fait correct. Un bon garçon en somme. Mais, le regard que ce dernier lança au professeur lui fit perdre ses moyens. Il semblait le regarder sans avoir conscience réellement de son existence. Aussitôt après avoir croisé son regard, le jeune homme le rabaissa vers ses chaussures et attendit comme on le lui avait demandé que le professeur parle.


« Hiren Akuma je suppose… Suivez-moi, je suis votre professeur de japonais, Otoku-sensei. Vous allez intégrer la 3e année en classe D. Je pense qu’on vous l’a déjà dit. »

Tout en tenant ce discours, le prof avançait, suivit par Akuma qui trainait légèrement le pas. Son sac sur l’épaule à moitié en train de tomber, toujours le regard baisser pour ne pas croiser celui des autres. À quoi pensait-il en ce moment me direz vous tandis qu’il venait de s’arrêter devant sa salle de classe, tous les élèves y entrant alors jetant au passage un regard dans sa direction chuchotant ensuite quelques mots, certaines filles gloussant. À rien, à rien parce qu’il n’était mentalement pas présent dans ce monde. Il écouta alors le prof lui dire qu’il serait assis à côté de Takami-san. Takami ? Non c’était Takima ? Takimi ? Tamaki-san ! Enfin, peu importe, Akuma n’avait pas l’intention de lui parler ni de se préoccuper de lui. Il avait posé les yeux sur le jeune homme uniquement pour savoir où il devrait s’asseoir et acquiesça lorsque l’enseignant lui demanda s’il avait compris.

Ils entrèrent alors dans la salle tous les deux et le prof alla noter le nom et le prénom d’Akuma sur le tableau. Celui-ci à la droite du tableau fixait un point invisible sur le mur en face de lui. Le professeur présenta alors le jeune homme et demanda comme à l'accoutumée aux élèves de bien l’accueillir. Pensant sûrement qu’Akuma allait parler, l’enseignant n’ajouta rien de plus et le regarda, sentant son regard posé sur lui, Akuma se sentit obligé de se tourner vers lui et s’inclinant légèrement il le remercia, remerciement plutôt froid d’ailleurs et prononcer à voix basse.


« Bon alors nous allons pouvoir commencer. Tamaki-san, vous suivrez avec Hiren-san, soyez gentil et expliquez-lui en silence où nous en sommes dans la lecture de ce roman. »

Sur ces mots, le professeur se tourna et essuya le tableau pour écrire le nom du livre et la page à laquelle ils en étaient restés. Il demanda alors aux élèves de lire de cette page à la fin du chapitre, soit une dizaine de pages à peine. Ceux-ci commencèrent à ouvrir leur livre tout en jetant quelques regards discrets au nouvel élève. Il venait de s’asseoir à côté de Tamaki-san et ne lui avait adressé aucun regard, ni aucune parole. Il se contenta de poser son sac sur ses genoux et d’en sortir une trousse et un bloc note, posant ensuite à terre sa besace. Un soupire discret pu se faire entendre de la part d’Akuma qui se mit à regarder à l’extérieur sans vraiment attendre de la part de l’élève à ses côtés quoi que ce soit. Qu’il lui explique ou non ça serait la même, il n’avait pas envie de suivre avec lui. Un livre pour deux signifiait attendre que l’autre ait fini, et puis aussi parler, alors autant que l’autre suive, lui se contenterait de prendre quelques notes.
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Tamaki Noru
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MessageSujet: Re: Dessin aux couleurs chaudes du printemps [pv]   Lun 25 Fév - 15:02

Noru était tranquillement en train de compléter son dessin sans même se souciait qu’on lui parlait. Car évidemment, vu qu’il était le voisin du nouveau il allait en charge de le guider dans l’établissement, parfait mais il ne comptait absolument pas passer tout son temps de sieste, qui était aussi la pause déjeuner, à lui montrer les recoin du lieu. Il n’entendit pas la voix du jeune homme, peut-être qu’il se fichait des cours et de tout ça, ou mieux peut-être qu’il se fichait tout simplement de son voisin. C’était une bonne chose pour le petit timide qui restait encore une fois prisonnier de son monde. Il ne relevait toujours pas la tête comme attendant la moindre petite réaction, la moindre petite interpellation. D’ailleurs il l’eut grâce à une fille qui était devant lui. Elle était venue à sa hauteur et elle lui avait passé un petit mot. Noru la regarda sans comprendre avant de tout simplement déplier le petit bout de papier. C’est alors qu’il put lire un truc qui l’intrigua quand même car évidemment notre gentil artiste ne comprenait pas vraiment où elle souhaitait en venir avec tout ça. ‘Dis, essaye de copiner avec le nouveau et je t’inviterais (s’il vient bien sur) à la prochaine rencontre organisé que je fais !’ Noru soupira légèrement avant d’étouffer un petit ricanement. Il trouvait ça d’une puérilité vraiment déconcertante, pas qu’il était au dessus de ça, mais il ne voyait pas l’intérêt de copiner avec lui. Il releva donc les yeux pour enfin voir la personne à ses côtés et il eut un arrêt de quelques secondes. C’est que ce jeune homme était en fait pas mal, et d’un coup il compris mieux le mot. Enfin, il ne comptait pas faire ami/ami surtout que de toutes évidence ce mec en avait vraiment rien à cirer de lui ! Et c’était peut-être la meilleure chose.

Il était en train de reprendre son dessin, ne s’occupant absolument pas du nouveau quand il entendit la règle frapper le bureau du professeur qui hurla sans aucune retenue contre le jeune homme qui n’accueillait pas correctement son camarade. Il avait peur de ce mec ou quoi ?


  • { Sensei } – Tamaki-san je vous prierais d’être plus chaleureux avec votre camarade et de commencer à travailler au lieu de gribouiller ! Il attend que vous lui expliquiez ! Dépêchez vous avant que nous soyons obliger de nous revoir ce soir… !
  • { Noru } – Oui sensei…
  • { Sensei } – Alors dépêchez vous et en silence je vous prie…
  • {Thinks } – J’y crois pas…J’ai pas envie de parler moi je veux dessiner…


Noru pris alors rapidement son sac et il sortit de celui-ci son livre, il était bien recouvert et soigneux contrairement à ce qu’on aurait pu croire de lui. Mais il faisait vraiment attention à une œuvre signé d’un autre. C’était une histoire simple qu’en ce moment ils étudiaient. Il ouvrit donc au chapitre pour pouvoir le passer à Akuma. Une fois qu’il eut la bonne page après plusieurs hésitations il se rapprocha légèrement du jeune homme et il commença à lui dire rapidement de quoi ça parlait. Mais vraiment les grandes lignes du peu qu’il avait écouté. Il ne demandait pas à l’autre de parler, il obéissait juste à ce qu’on lui avait demandé. Une fois qu’il eut fini il lui fit un petit sourire timide en lui passant le livre pour qu’il lise. Puis il se remit bien devant son carnet et se remit à dessiner. De toutes manières il n’avait même pas sorti le peu de note qu’il avait. Il demanderait encore une fois à une de ses camarade de les lui photocopier, qu’est-ce qu’il pouvait tuer d’arbre à cause de sa paresse. Mais ce n’était tout simplement pas de sa faute, c’était sa manière d’être et il n’avait pas envie de se concentrer sur tout ça.

Quand son camarade put lire et que le professeur avait vu qu’il avait accompli son rôle de gentil voisin avec brio il le laissa tranquille. Ouf, c’est vraiment ce dont il avait envie maintenant, qu’on le laisse tranquille et pour un bout de temps. Il ne se sentait pas vraiment à l’aise du fait d’avoir un voisin et son regard, sans même qu’il ne s’en rende compte se reposa une nouvelle fois sur le jeune homme. Il avait l’air étrange, détaché de tout mais en même temps avec un petit air terre à terre. C’était un doux contraste mais peut-être n’apparaissait que quand on se rendait vraiment compte de qui il était. Ou tout simplement qui n’apparaissait qu’à ses yeux car il ne le connaissait pas encore. Pas encore ? C’était quoi cette petite phrase ? Il ne rêvait absolument pas de connaître ce nouvel élève, tout ce qu’il ferait ce sera de lui prêter ses livres pendant qu’il n’aura pas ce qu’il faut. Après tout il servait à ça. Voilà que le professeur commençait enfin son cours ce qui fit soupirer le jeune homme avant qu’il ne s’avachisse sur sa table pour dormir le visage tourné vers son voisin mais ne disant pas un mot. Un petit sourire s’afficha alors sur son visage pendant qu’il fermait les yeux pour chercher à dormir encore un peu. Il était impossible de savoir à quoi il avait pensé le courant d’un instant rien qu’à la vue de ce jeune homme, et une chose pouvait être certaine il ne le dirait pas !
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Hiren Akuma
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MessageSujet: Re: Dessin aux couleurs chaudes du printemps [pv]   Mer 27 Fév - 17:11

Akuma observa la classe en silence et de manière discrète. Il avait bien vu la fille passer un mot à Noru et se dit que peut-être il était populaire, ou bien qu’elle était sa petite amie. Se passer des mots en cours c’était courant, mais il avait oublié ce que c’était. Il trouvait même ça ridicule maintenant. Ce qu’ils avaient à se dire était donc si important qu’ils prenaient le risque de faire crier le professeur ce qui par la même occasion agacerait Akuma ? Bien souvent, on pouvait lire des bêtises telles que « Tu as vu les nouvelles chaussures de machin, elles sont moches comme lui quoi… » ou bien pire que tout « Veux-tu sortir avec moi ? ». Ne pouvait-il pas demander ce genre de chose face à face, prendre leur courage à demain et oser aller parler à la personne ? Au mieux ils formeraient un couple, au pire les choses resteront inchangées. Mais comment peut-on croire à un amour que l’on dévoile par écrit pendant un cours sachant que l’autre ne pourra pas s’expliquer et que l’on pourra ainsi fuir puis facilement si la réponse est négative ? Comment quartes mots peuvent ils suffirent pour exprimer l’amour et le désire que l’on ressent pour une personne ? Comment se contenter de si peu ? Il ne savait pas, il constatait juste qu’ici ou ailleurs c’était toujours la même chose, toujours aussi pathétique.
Pathétique… Ce n’était pas ce qu’il pensait à une époque. Akuma était à un moment le premier à envoyer toute sorte de mots pour faire passer le temps, quoique, il préférait parler à voix haute, surtout si ça concernait le prof dont il adorait voir apparaître sur les joues ce rouge signifiant qu’il avait réussi à l’agacé. Bien souvent, il s’était fait punir, mais qu’importe, ça l’amusait toujours.
Alors pourquoi maintenant détestait-il ça ? Mais, peut-on dire qu’il détestait vraiment ce mode de socialisation ? Non. Ce qu’il détestait c’était cette idée qu’en s’envoyant des mots, on se liait aux gens, et il n’en avait pas envie. Il voulait pouvoir tracer sa route sans avoir à se retourner une seule fois parce qu’il aurait oublié quelque chose ou quelqu’un d’important. Il voulait être libre de vivre, ou de mourir, d’être heureux ou de souffrir. Pas d’attache, pas d’espoir, rien.

Akuma s’était appuyé sur son poing et regardait le sol tandis que les autres élèves étaient plongés dans la lecture de ce livre. C’est alors que quelque chose, enfin, quelqu’un le fit sortir de ses pensées. Le professeur était en train de réprimander de manière légère son voisin. Dommage, lui aurait bien passé l’heure à rien faire sans avoir besoin d’écouter quelqu’un qui n’en avait encore une fois de plus, rien à faire de lui. Mais que voulez-vous, pour avoir la paix, l’un comme l’autre devrait travailler, du moins pour aujourd’hui, ensemble. Un soupire de lassitude s’échappa des lèvres du jeune homme qui trahissait alors une émotion. Lui qui n’avait envie de laisser transparaitre aucune d’entre elles, c’était loupé. Il l’écouta donc lui parler, faisant plus attention à sa manière d’être qu’à l’histoire qu’il était en train de lui expliquer. Pourquoi lui avait-il donc souri ? Ils ne se connaissaient pas, il n’avait rien fait de drôle, ni dit quelque chose d’agréable. Bien au contraire ! Akuma regardait plutôt l’adolescent à ses côtés comme s’il n’existait pas. Mais il l’avait assez regardé pour remarquer son air gamin qui le rendait assez (voir trop) attendrissant. Il se dit alors qu’il devait être un de ceux qui ont plein d’amis et que l’on considère comme sa petite peluche sans chercher forcément plus loin si vous voyez ce que je veux dire… Il espérait juste que le gamin à ses côtés ne le collerait pas trop.

Il se plongea donc à la suite de ses explications dans la lecture du chapitre. Enfin, si on pouvait appeler ça une lecture. Il regardait les mots sans les lire vraiment, tournait les pages sans se rappeler de ce qu’il avait bien pu lire. Vraiment, l’année allait être dure s’il continuait ainsi dans toutes les matières. Mais comment avoir envie de bosser, alors qu’on n’a même pas envie d’avoir d’avenir pour plus tard ? J’vous jure le système éducatif, ça vous demande par exemple de bosser les maths alors que vous voulez devenir je ne sais pas moi, traductrice, alors après, allez expliquer aux gamins l’importance de cette matière pour eux plus tard. « Oh, mais c’est dans le programme » vous répondront la plupart. Whao c’est vrai que le théorème de Pythagore nous aide vachement dans notre quotidien, pour les courses notamment.


« Hiren-san, pouvez-vous répondre à la question ? »

Une question ? Quand le prof en avait-il posez une ? Akuma ne le savait pas, le livre était posé fermé sur la table. Il avait dû le poser là avant de plonger dans ses pensées et n’avait pas donc pas entendu la question posée par le professeur. Il se leva donc comme il avait coutume de le faire dans ses anciennes écoles et regarda le prof dans les yeux, avec un léger sourire aux lèvres.

« Désolé sensei mais je n’écoutais pas le moins du monde ce que vous disiez… »


Le prof resta un instant interdit. Il ne savait pas comment prendre cette réponse. Sa tête était légèrement penchée, il clignait un peu des yeux la bouche entrouverte. Des chuchotements se faisaient entendre dans la classe et Akuma ne lâchait pas l’enseignant du regard.

« Bien euh, asseyez-vous Hiren-san et, euh que ça ne se reproduise plus, je mettrai ça sur le coup d’un changement soudain d’environnement. Rine-san pouvez vous répondre ? »

Akuma se rassit content de la réaction qu’il avait provoquée. Par la manière dont il l’avait abordé, il était sûr que ce prof se sentait mal à l’aise vis-à-vis de lui, et ceci venait de confirmer ses doutes. Bon sang, mais ils étaient tous pareil ou quoi ? Ce n’est pas parce qu’Akuma avait eu un passé difficile qu’il fallait le traiter comme une poupée de porcelaine ! Que fallait-il qu’il fasse pour qu’on le prenne pour un gosse normal, qu’il mette le feu ?! Non, ils mettraient ça sur le coup d’un choc psychologique et go à nouveau il irait chez les psys… Il n’avait qu’une envie à ce moment même, savouré cette « victoire » en fumant une clope, mais il se contenta juste d’afficher un sourire de contentement l’espace d’un instant tout en fixant ce qu’il y avait dehors.
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Tamaki Noru
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MessageSujet: Re: Dessin aux couleurs chaudes du printemps [pv]   Jeu 6 Mar - 11:17

Le cours reprenais son court c’est le moins qu’on puisse dire finalement. On pouvais entendre les mouches volaient, car évidemment tout le monde faisait une lecture très silencieuse. Après avoir expliqué le livre, Noru était reparti à ses activités, c'est-à-dire ne rien faire de spéciale et juste attendre. Il regardais tout de même du coin de l’œil son voisin. Il n’aimait pas l’idée de partager sa table avec quelqu’un. De plus, il avait bien perçu le petit soupire quand le professeur avait tout simplement dit qu’il devait écouter Noru lui expliquer le livre. C’est vrai que cela n’avait pas enchanté beaucoup le jeune homme, mais peut-être pas au point de le montrer comme ça. Il avait toujours ce petit sourire aux lèvres, il se demandait ce qui pouvait bien se cacher derrière ce visage. C’était sa manière de faire, il ne cessait de penser qu’un jour peut-être il pourrait deviner les pensées du monde entier. Pour le moment, une chose était sûre c’est qu’il n’avais aucune envie d’être là en train de travailler dans cette classe, quoi de plus compréhensible d’ailleurs que cette réflexion. Qui pouvait avoir envie de bosser mis à part les filles de la rangée de l’autre côté de la classe. Ils étaient ici dans la rangée des feignant, c’est schématique comme rangement mais au final ça donnait quand même ça. D’ailleurs cela se voyait à la fille qui était juste devant son nez, elle était encore en train d’envoyer des mots un peu à tout le monde avec un sourire super ravie. De temps en temps elle jetait des petits regards au nouveau. C’était certain, elle parlait de lui, elle n’avait jamais su être discrète cette fille. Mais alors qu’il était en train de s’endormir il entendit le professeur commençait à hausser légèrement la voix. Il ne criait pas mais il essayait de capter l’attention d’un élève. En général Noru ne se fait jamais interroger car il suit rarement entièrement un cours mais bon. Il s’en fichait un peu jusqu’à ce qu’il entende la chaise de son voisin bouger. Il était obligé de faire autant de bruit lui ? Il écouta donc légèrement en fermant les yeux pour savoir ce qu’il raconter…


  • { Sensei } - « Hiren-san, pouvez-vous répondre à la question ? »
  • { Akuma } - « Désolé sensei mais je n’écoutais pas le moins du monde ce que vous disiez… »
  • { Sensei } - « Bien euh, asseyez-vous Hiren-san et, euh que ça ne se reproduise plus, je mettrai ça sur le coup d’un changement soudain d’environnement. Rine-san pouvez vous répondre ? »


Noru se releva alors au même moment où on entendit une jeune fille se lever pour donner la bonne réponse. Rine-san, la fille la plus intelligente de cette classe, quand personne ne savait qui interroger ils en revenaient toujours à cette demoiselle. Elle n’avait pas l’air d’une intello, même loin de là. D’après Noru, elle avait un certain côté charmeur mais d’un intelligence beaucoup trop développer. Ce n’est pas qu’il s’intéresse à elle, loin là. C’est juste qu’au détour d’un couloir il l’ait souvent vu entouré de garçon plus vieux. Elle savait y faire. Mais en pensant à cette jeune fille, la conduite d’Akuma revint aux oreilles de Noru. Il osait tout simplement abuser de son statut de nouvel élève. Cela est complètement insupportable aux yeux du jeune homme qui trouvait que ce favoritisme n’avait pas à avoir lieu. Le premier jour il est normal d’être interroger, et si jamais on répond on est puni comme tout le monde. Le jeune dessinateur avait souvent été dans le bureau pour recevoir les coups de règle comme cela s’applique encore au japon. Mais alors pourquoi lui n’avait pas le droit à ça. Noru le regardait en silence puis il pris son bloc note, une des rares fois où il le sortait d’ailleurs et avec un crayon vert, sa couleur préféré il écrivit pour le passer à Akuma sans se faire enguirlander comme de coutume chez lui.


  • { Le mot } – Tu ne devrais pas te servir du fait d’être nouveau pour te permettre ce genre de chose…Personne sauf les filles de la dernière rangée veulent être là, mais on y est quand même, alors abuse pas de ça par respect au moins !


Il le lui avait passé quand il remarqua le petit sourire. Il se pencha alors sur le bloc note pour écrire quelque chose de nouveau dessus. Il s’en fichait de prendre de la place sur Akuma, après tout c’était pour lui qu’il faisait ça. Mais bon, il se rendait bien compte qu’il ne passait pas inaperçu. Il n’était pas un grand habitué de ce genre de chose on va dire et sa maladresse était bien visible. Quand il eut fini il lui refit un petit sourire. Il le laissa alors lire ce qu’il avait écrit.


  • { Le mot } – Au fait selon moi ce n’est même pas une victoire que tu as eue !


Alors qu’il venait juste de donner le mot il se rendit compte que le professeur venait de s’avancer vers eux. Il ne prit pas le bloc note qui resta sur le bureau d’Akuma mais il fit bien comprendre à Noru qu’à la fin du cours il devrais venir. Celui-ci se leva pour faire une courbette qui montrait bien qu’il avait compris l’ordre. Ce n’est pas tellement le respect de la politesse qui lui plaisait, c’est juste qu’il savait ne pas énerver encore plus le professeur. Il reprit en se rasseyant son bloc note pour le ranger sans même le regarder de nouveau.

Il attendait donc la fin du cours qui se fit quelques minutes plus tard. Il se leva sans même regarder les autres élèves et il parti à la suite du professeur afin de savoir ce qu’il lui voulait. Ils allaient dans la salle d’administration ou plus communément appelé salle des professeurs et il regarda les personnes déjà présentes. Des professeurs, il n’y avait pas d’élève puni cette fois ? C’était bizarre, il avait souvent le droit à des compagnons d’infortunes. Il fallait dire qu’ici il était rapide de se montrer impoli envers un professeur. Mais dans sa tête, il ne se retirait pas l’idée que celui qui avait vraiment sa place était son voisin. Pour une fois dans sa vie il était persuadé qu’on ne le punissait pas à juste titre. Mais il se devait de respecter le choix de ses sensei. Il restait debout à côté du bureau quand enfin le professeur s’asseye pour le regarder. Il était plus haut que lui mais la supériorité de l’homme était bien visible. Il aimait ressentir ce genre de chose ? Il aimait surpasser les élèves et leur faire ressentir qu’ils étaient inférieurs ? C’était un peu pathétique quand même mais bon. Peut-être que l’homme avait encore et toujours ce besoin insatiable de se dire qu’il pouvait lui aussi surpasser les autres de sa race. Ils voulaient tous être la race supérieure, mais cette race n’existait pas contrairement à ce que des fous comme Hitler on put croire. Mais dans ce cas il faudrait aussi incriminer les chefs d’état Japonais pour avoir suivi cet homme sans aucun scrupule. Depuis la reconstruction du Japon peine à être faite comme il faut. Mais c’est fini, cela appartient au passé comme on dit. Il entendit alors le professeur commencer à parler, il allait donc encore le gronder ? Il n’avait même pas de doute dessus, c’est juste qu’il aurait préféré passé une semaine sans devoir venir ici. Tout ça par la faute de ce nouveau.


  • { Sensei } – « Tamaki-san qu’est-ce que vous avez encore fait ? Je n’arrive pas à croire que vous tentiez de discuter avec Hiren-san en lui envoyant des mots, c’est le comble ça. Il est nouveau et vous osez le déranger sans aucun scrupule. S’il ne parvient pas à rattraper son retard se sera entièrement de votre faute »
  • { Thinks } – « Evidemment, seulement ce gamin veut pas travailler ça se voit…tsss, toujours obligé de prendre pour les autres »
  • { Sensei } – « Je vous demanderais donc pour éviter une énième colle qui provoquera votre renvoi du club d’art de l'aider à tout rattraper! »
  • { Noru } – Quoi ? Mais je viens ici juste pour ce club moi.
  • {Sensei } – A vous de choisir jeune homme : donner des cours particulier ou ne plus avoir la possibilité de dessiner. Et ce incluant les cours.
  • { Noru } – C’est bon je lui ferais rattraper son retard…sensei…
  • {Sensei } – Bien je vous laisse pour la pause de cinq minutes au revoir.


Noru fit une légèrement grimace avant de partir. Il salua le professeur sans un mot et il retourna dans la classe. La pause allait bientôt toucher à sa fin. C’est pour ça d’ailleurs que les élèves n’avaient pas le droit de sortir de la salle. Il vit d’ailleurs tout un attroupement près de sa place. Et même des filles qui étaient assises sur sa table. Mais elles n’avaient aucun respect quand même. Elles tentaient toutes de draguer le nouveau pendant que les garçons parlaient et visiblement le seul sujet de conversation était Akuma. Noru lâcha un petit soupire ce nouveau était décidément bien mystérieux. C’est vrai qu’il avait un charme quand même, peut-être que son regard lointain qui pouvait glacer intriguer beaucoup. Mais bon, tout le monde voulait devenir son « ami ». Comme quand il était arrivé, personne n’était honnête, ce n’était que pour savoir qui on était pour ensuite se rendre compte qu’on est pas intéressant, pas comme ils veulent, ils essayent de nous former pour qu’on soit un allié de plus. Finalement, ils réalisent qu’on n’est pas comme ils veulent et nous laisse tout seul au fond de la classe ne cherchant même plus à être notre ami. Noru était souvent seul à cause de ça. Il parlait rarement avec les gens de cette classe. Ce ne fut pas comme les deux premiers jours. Il s’approcha donc de sa table et il se mit près de son bureau et il frappa sur le bois en regardant d’un regard vide toutes les filles qui se retournèrent.


  • { Noru } – Dégagez de ma place sur le champs !


Elles se poussèrent rapidement et il commença à passer rapidement sa main pour regarder. Il vit alors que sa feuille à dessin était chiffonnée. Il pris une grande inspiration. D’ailleurs ce dessin lui rappelait quelque chose. Il se tourna vers Akuma et posa sa main sur le bureau de celui-ci en le regardant attendant qu’il relève la tête. Il avait toujours cet air légèrement énervé. Il était si rare de le voir aussi concerner et il dit avec rapidité se moquant bien de ce que pouvait penser l’autre. Il ne voulait pas être virer de son club, c’était bien le truc le plus important de sa vie.


  • { Noru } – Toi ! Sache que par ta faute je risque d’être viré de mon club donc je vais te dire une bonne chose, que tu le veuille ou non tu vas rattraper ton retard. On commence ce soir après les cours, j’ai une heure avant que le club commence…


Il ne fallait vraiment pas toucher à son club, le dessin, sa vie, sa plus grande passion. Il le regardait avec un regard en colère, nouveau ou pas nouveau il en avait rien à faire lui. Mais ce qu’il n’avait pas encore compris c’était que le professeur s’était juste déchargé sur lui prenant la moindre petit prétexte pour pouvoir avoir un élève qui lui fasse rattraper son retard. Aucun de leurs profs ne souhaitaient être seul dans la même pièce que lui. Mais même le regard inquiétant d’Akuma ne faisait pas peur à Noru. Lui tout ce qu’il voulait s’était que sa petite vie tranquille continue. Il voulait juste pouvoir continuer de dessiner en silence et dormir quand il en avait envie. Sa vie ne se résumait qu’à ces deux besoins. Il avait un visage de gamin, mais bizarrement en colère il faisait déjà plus mature. Il était dans ce cas là légèrement froid et autoritaire quelque chose qu’on ne voit jamais en sa présence car il est convaincu que tout le monde peut faire ce qu’il veut et surtout quand il veut. Il ne vient ici que parce qu’on l’oblige, c’est pourquoi il n’aime pas vraiment quand les autres prennent leurs grands airs. Il devait être le fils de…Mais peu importe pour le jeune homme qui ne voit aucune différence en son voisin qu’en la pimbêche devant elle. Il s’était remis sur sa table, à moitié affalé dessus et il se remit à dormir. Contrairement à ce qu’on peut croire il a un véritable potentiel, il n’a pas besoin de vraiment faire attention au cours. Mais alors qu’il allait s’endormir comme tous les jours il sentit une chaise et un dos le frapper sans aucun ménagement. Il se redressa alors et vit que c’était la jeune fille devant qui avait un sourire béat en regardant Akuma. Elle ne connaissait même pas ce gars qu’elle était déjà folle de lui ? Super instructif dit donc. Mais bon Noru s’était quand même réellement fait mal car sa main était entre son bureau et le vide et elle l’avait littéralement compressé. Il regarda sa main en espérant qu’il ait juste un coup vu que c’était son bras pour crayonner. Il secoua un peu en la fusillant du regard. De toutes manières il ne peut pas la supporter comme la classe en entier.

Mais contre tout attente il se tourna vers son voisin les larmes aux yeux, il n’osait pas lui demander de regarder pour voir si il savait à peu près ce qu’il avait. Il ne voulait pas tellement le déranger, et sa vraie nature, une fois la colère passée revenait tout simplement. Il était loin d’être méchant, mais dans ce genre de cas, Akuma avait déjà du le catalogué comme quelqu’un de tout simplement irrespectueux. Il vivait dans son petit monde et il voulait savoir si c’était grave ou juste du au choc, mais le demander aussi simplement ne lui causerait qu’une gêne sans limite. Il aurait souhaité parler simplement mais il était quand même timide, et il venait de l’engueuler. Il continuait de le regarder avec ces petites larmes aux yeux.
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Hiren Akuma
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MessageSujet: Re: Dessin aux couleurs chaudes du printemps [pv]   Dim 6 Avr - 2:55

Il faisait vraiment beau, les petits oiseaux volaient, d’autres étaient posés sur les branches d’un Sakura qui serait bientôt en fleur, les nuages étaient quasiment inexistants, un ou deux trainaient là, mais ils étaient d’un blanc neige… Bon sang, mais qu’est ce qu’il fichait en cours entouré de personnes dont il ne connaissait rien et dont il ne voulait rien savoir ? Pourquoi on l’avait fichu dans un lycée ? Oui bon, pour étudier, et se construire un avenir. Mais lui, il n’avait aucune envie d’avoir un avenir. Il voulait juste que le temps passe et glisse sur lui. Et si possible, il aurait même souhaité à certains moment que son amie Madame la Mort vienne toquer à sa porte pour l’emmener faire un beau voyage. C’est que ça devait être chouette comme voyage puisque jamais on n’avait vu quelqu’un revenir. Et parfois, c’était tant mieux. Son regard se perdait, son esprit était ailleurs, peut-être même que ce dernier avait déjà suivi la Mort nombre de fois ne souhaitant pas revenir. En fait, en y réfléchissant bien, ça avait presque marché une fois. Malheureusement, il y avait toujours un élément qui forçait son esprit à reprendre possession de son corps pour le faire agir de façon tout à fait inutile. Comme c’était le cas en ce moment.

Un mot. Hé ben, ça n’avait pas tardé. Il n’avait pas vu qui le lui avait écrit. Il avait juste remarqué un élément de plus dans son champ de vision. Alors qu’il prenait seulement conscience de l’existence même de bloc note inutile, ce dernier disparu de nouveau, enfin presque. L’élève d’à côté le bouscula légèrement pour semblait-il écrire sur le papier. Alors, ce mot venait donc de son voisin ? Il n’était visiblement pas doué. Passer des mots en toute discrétion ne devait pas être son truc. Et puis c’était quoi cette couleur verte toute moche ? Ah non, mais quelle idée. Quand on écrivait un mot on utilisait des couleurs un peu plus, comment dire, plus vivantes. Du rouge couleur sang, mais du vert… Pas qu’il détestait cette couleur, mais pour un premier mot son voisin de table aurait tout de même pu utiliser des tons plus chauds. Enfin, ce n’était pas plus mal, au moins il ne mettait pas ses yeux en plein éveil à dure épreuve et cela mettait une certaine distance entre eux. Du moins, c’était ainsi que le voyait Akuma.

Il se pencha donc légèrement une fois que son voisin eut fini d’écrire et se mit à lire. Tss et en plus il lui écrivait pour ça ! Non, mais je vous jure, il en avait du temps à perdre cette andouille. Oh le professeur ne l’avait pas puni, quel malheur ! C’était injuste, injuste, injuste. Alors là non, le pauvre il devait l’avoir mal pris pour lui écrire de telles absurdités. Bon, ok, il avait mérité d’être puni, il ne l’avait pas été et pourquoi ? Pas seulement parce qu’il était nouveau. Mais était-ce sa faute pour autant ? Non ! Lui il avait tout simplement donné le bâton pour se faire battre, c’était le professeur qui ne l’avait pas saisi. Un jour sûrement le ferait-il, car c’était dans la nature d’Akuma d’agir ainsi, et ce n’était pas demain la veille qu’il allait arrêter. Alors, peut-être que dans plusieurs mois lorsque l’abruti à gauche aurait vu qu’il continuait, il comprendrait qu’il ne se servait pas de son statut de nouvel élève pour ça. Un léger soupir s’échappa de ses lèvres juste au moment où leur enseignant passait et que son voisin se levait pour s’excuser. Akuma aurait encore une fois voulu sourire. Pas parce qu’il était content que ce dernier se fasse dans peu de temps réprimander, non, mais plutôt parce qu’il trouvait la situation vraiment pathétique. Il aurait eu envie de crier « Hé oh et moi alors on ne me punit pas ? Je ne suis pas votre cours, je n’ai sorti qu’un stylo et encore il ne marche pas. J’ai pas l’intention de répondre à ce petit merdeux, mais je me servirais bien de son mot pour gribouiller dessus. ». Mais bon, le professeur repartait déjà, et puis il n’avait même plus envie de faire une réflexion quelle qu’elle soit.

Il laissa donc l’élève se rasseoir et reprendre son cahier sans rien dire, sans un regard et reprit sa douce contemplation non plus du dehors, mais de sa table. Elle était vraiment… magnifique. Des petits gribouillis au crayon à papier, des je t’aime forever. Ah ça, ça le faisait bien rire. Rien n’est moins éternel que l’amour. Mais bon, qu’ils croient en leurs jolies paroles, qu’est ce que ça pouvait bien lui faire ? Tout justement. Énervé il se mit alors à fixer son stylo. Là au moins pas de risque de s’emporter, du moins il fallait l’espérer.

Heureusement, le cours se finit quelques minutes après et Akuma regarda son voisin partir avec le professeur. Il ne savait pas vraiment quels étaient les châtiments appliqués ici. Une heure de colle juste pour un mot lui semblait trop sévère. Des coups de règles peut-être. Le nettoyage de la classe à faire, qui sait ? De toute façon, il s’en fichait bien. Il se contenta juste, une fois qu’ils furent partis, d’ouvrir la fenêtre et de retourner s’asseoir à sa place. Il sortit alors de sa poche un paquet de clopes et son briquet couleur acier. Il prit une cigarette qu’il porta à ses lèvres la pinçant légèrement. Il ne lui en restait plus que trois dans le paquet, cela le limitait vraiment beaucoup, lui qui fumait presque une clope toutes les heures histoires de se calmer. Quand la journée serait finie ou que la pause déjeunée sonnerait il irait s’acheter du tabac et de quoi rouler ses cigarettes ou autre. Son briquet ouvert, il alluma sa petite sucette à cancer, rangeant le tout dans ses poches remarquant enfin la présence d’une troupe de filles devant lui. Pitié tout, mais pas ça ! Un gloussement, puis des murmures se firent entendre lorsqu’Akuma posa son regard sur l’une d’entre elles. Bon c’était sûr et certain, son paquet de clopes ne finirait pas la journée et lui non plus. Il commençait déjà à tirer un peu plus sur sa clope. L’une d’entre elles, sans doute la plus timide de toutes se faisait pousser par les autres qui lui murmuraient de ne pas avoir peur et d’y aller. Oh grave erreur, bien sûre qu’elle devait avoir peur. Akuma était bien énervé depuis le mot de son camarade. Il l’était encore plus de voir ce troupeau devant lui complètement inutile et qui au fond ne s’intéressait sûrement à lui que parce qu’il était :
• Premièrement un homme.
• Deuxièmement un homme plutôt pas mal.
• Troisièmement, le nouvel élève qu’elle pensait sûrement « paumer » et qu’il fallait à tout prix avoir dans son groupe, histoire de changer un peu de tous ces mecs qui restaient ensemble à parler de voiture, de films pornos, et de filles.

Mais bon, voyez-vous mes demoiselles, c’est dommage, Akuma n’en a strictement rien à faire de vous. C’est pourquoi vous avez le privilège d’avoir un regard non pas noir, ni qui a pour but de vous terrifier, mais un regard exprimant l’indifférence totale et un ennui très profond. Malheureusement, vous semblez toutes écervelées et un gloussement se fait entendre lorsqu’Akuma vous regarde, sa cigarette entre son index et son majeur, entrouvrant ses lèvres pour laisser s’échapper un nuage de fumée. Il se lève alors pour aller tapoter sa clope contre le rebord de la fenêtre histoire de faire tomber les cendres, sous le regard de quatre ou cinq paires d’yeux qui le scrute. Se tournant alors vers elles toujours sans rien dire, mais agacé il finit par leur demander sous un ton plein de lassitude ce qu’elles lui veulent en un mot très simple qu’il espère qu’elles puissent comprendre vu l’état dans lequel elles sont : « quoi ». Grave erreur de sa part. Tout un coup elles se mettent à parler en même temps, émettant de légers sons aigus pour se plaindre de s’être fait coupé la parole. Ce n’est une fois rassit que la timide du début s’adresse enfin à lui, comme si elles avaient décidé d’un ordre. Elles se présentèrent tour à tour, certaines donnant seulement leur nom, d’autres indiquant le nom puis le prénom, il y en avait même une qui lui avait demandé de l’appeler machin-chose-chan. Comme s’il en avait la moindre envie. Mais bon cela avait légèrement arraché un sourire de satisfaction du fait qu’après cette demande particulière de la part de la jeune fille assise sur la table de son voisin, les autres lui aient lancé un regard noir comme pour la prévenir d’un règlement de compte si elle recommençait à leur faire un coup bas. Sourire très vite remplacé par un rictus. Chan… Jamais il ne leur dirait, jamais il ne les appellerait par leur prénom. Parce que jamais elles ne parviendraient à briser ce mur qu’il avait érigé autour de lui. Alors, à quoi bon tenter de devenir ami, à quoi bon leur parler et se montrer amical si au bout du compte c’était pour se faire abandonner ? Ça n’avait aucun intérêt. C’était se faire souffrir pour rien.

Alors qu’une d’entre elles demandait quelque chose sur Akuma, notre cher monsieur rabat-joie revint de son entrevue avec le professeur. C’est qu’il avait l’air sacrément remonté à taper sur la table ainsi et à leur crier dessus. Le professeur avait dû être sévère. Akuma ne s’en plaignit pas, au moins les poules retournaient à leur place. Mais, il semblait que son camarade n’en avait pas fini, loin de là. Il tourna alors son visage vers le sien, sa petite sucette commençant à diminuer de manière inquiétante alors qu’Akuma n’était pas encore tout à fait calme. C’est pourquoi la perspective d’aller en cours de rattrapage avec ce nabot l’irrita fortement le faisant tirer une grande bouffée pour se calmer. Ne pas répondre, ne pas répondre. Non, non, ne pas lui cogner la tête contre sa table, c’était tout à fait idiot et inutile, après tout ce n’était pas lui le fautif. C’était cet enfoiré de prof à la con qui avait puni cet abruti qui ne sait même pas passer un mot discrètement ! Calmé ? Non pas du tout ! Lui il bosse le soir. Il faut bien qu’il gagne de quoi manger et de quoi payer sa pauvre et minable chambre de bonne. Alors ce soir après les cours c’était dans ses rêves. Avant les cours aussi. Pendant la pause déjeuner ? Ah ça, mais fallait même pas y penser. Bref, c’était tout simplement impossible.

Allez, on respire Akuma on reste zen. Non, mais qu’est-ce qu’elle a cette fille-là à le regarder comme s’il avait l’air d’un chaton qui vient de naître ? Et puis c’était quoi ce bruit qu’il avait entendu comme un choc ? Oh, il ne lui fallut pas longtemps pour comprendre ce qui se passait. Il avait tourné le visage vers son voisin qui avait les larmes aux yeux. Bordel, ce qu’il pouvait détester ça, voir un homme pleurer. Bon, et une fille vous me direz ? Oui aussi, mais seulement les femmes au dessus de la quarantaine, et ne me demandez pas pourquoi c’est ainsi. Il se leva donc visiblement énervé en prenant son voisin par la main, en prenant bien garde de ne pas toucher à celle qui était blessée et le fit se lever à son tour.


« Toi bouge pas ! »

Il alla se placer près de la jeune fille qui lui souriait. Le jeune homme retira sa clope de sa bouche et soupira une volute de fumée sur le visage de la jeune fille qui eut légèrement les larmes aux yeux. Il lui souriait et se pencha vers elle, ses lèvres au creux de son oreille, sans murmurer pour qu’on puisse l’entendre.

« J’ai pas vu ce qui s’est passé, mais tu sais quoi machine ? Je n’aime pas qu’une personne en fasse pleurer une autre, y’a qu’un monstre pour faire ça. Et les monstres, ça brûle en Enfer non ? ».

Il se redressa alors lui montrant le briquet qu’il avait pris dans sa poche. Non il n’allait pas lui mettre le feu, pas du tout, il n’était pas assez bête pour ça. Il voulait juste lui faire peur. Il alluma donc son briquet toujours en lui souriant, mais se contenta de laisser tomber sa clope au sol qu’il écrasa, en sortant une autre de son paquet, l’avant-dernière, qu’il repinça entre ses lèvres avant de l’allumer et de ranger son briquet. Il ne se préoccupa plus de cette dernière et tourna les talons se dirigeant vers son camarade dont il reprit la main le forçant à avancer vers la sortie de la classe.

« On va aller aux toilettes pour passer de l’eau dessus, si ça a enflé d’ici là je t’emmènerai à l’infirmerie. »

C’est alors que, car oui, il faut bien un élément perturbateur pour donner du piment à l’histoire non ? Ah vous trouvez qu’il y a déjà un surplus de piments, ben tant pis pour vous c’est moi qui écrit niark ! Hum où en étions-nous déjà ? Ah oui je sais.

C’est alors que leur professeur passait le pas de la porte regarda d’un air surpris Akuma et son camarade qui se tenait par la main, et qui se dirigeait vers la sortie de la salle. Il ne se poussa pas pour les empêcher de passer et lança un regard noir au voisin de table d’Akuma.


« Tamaki-san, Hiren-san rejoignez vos places sur le champ, le cours va reprendre ! »

Akuma en passant près du prof le poussa tirant un peu plus sur la main de son camarade. Il s’arrêta alors un instant une fois sortit de la salle sous le regard ahuri du prof et interrogatif des élèves qui ne cessaient de murmurer des paroles incompréhensibles qui devaient le concerner. Voyant que ce dernier ne bougeait pas il reprit sa route vers les toilettes.

« Hiren-san, Tamaki-san revenez tout de suite ! Sinon je…»

Ni une, ni deux, Akuma se retourna. Il avait le regard noir, glacial et fixait le professeur dans les yeux. Remonter ça il l’était. Il serra un peu plus fort la main de son voisin n’ayant pas conscience qu’il pouvait lui faire mal ainsi, prenant d’un geste brusque dans sa main libre sa cigarette.

« Vous quoi ? Allez vous faire foutre, je vais avec Takami-san aux toilettes parce qu’une abrutie de première ne sait pas reculer une chaise avec délicatesse. Ah et punissez-moi, parce que de un, je sors de cours. De deux, j’entraine un élève innocent avec moi. De trois je vous manque profondément de respect. De quatre je fume alors que c’est strictement interdis. Au revoir sensei. »

Sur ses mots il tourna les talons. Le professeur mis un peu de temps à réagir, mais il était trop tard, Akuma et son camarade tournaient déjà dans un autre couloir. C’est sans un mot qu’ils atteignirent les toilettes où Akuma prit la main blessée de Tamaki-san. Le pauvre n’avait pas de chance. Il subissait les changements d’humeur d’Akuma qui lorsqu’il parlait ou pensait à lui se trompait de nom de famille. Il tourna sa main dans tous les sens restant très attentifs et passa avec délicatesse ses longs doigts assez fins sur sa peau, pressant là où la main aurait pu se casser.

« C’est bon il n’y a rien de grave, mais passe-la tout de même sous l’eau froide, ça fera passer la douleur. »

Il lui ouvrit le robinet et l’observa sans plus rien ajouter. Il ne le tenait plus par la main, et retrouvait peu à peu la distance qu’il mettait entre lui et les autres. Il avait malheureusement été trop tendre avec lui. Enfin, il allait sûrement s’énerver de manière rapide étant donné qu’il avait en face de lui monsieur rabat-joie qui déteste se faire punir alors que les autres font pire que lui. Sur ce point-là, ce n’était pas un problème, Akuma était certes froid avec les autres et assez con sur les bords, mais il n’était pas du genre à laisser quelqu’un être puni injustement.

« Si t’as besoin j’ai de la crème chez moi, j’y passe ce midi pour aller chercher un ou deux trucs. Je pourrais t’en ramener. En échange on oublie les cours du soir, t’auras qu’à me faire un résumé et je dirais au prof que je suis venu et que tu es un super prof okay ? »
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